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Eric CoquerelSecrétaire national du Parti de Gauche, chargé des relations extérieures et unitaires, Eric Coquerel a participé activement à toutes les tentatives de regroupement de la gauche antilibérale depuis 2003. Une préoccupation ancienne pour ce républicain social qui, en plus de trente ans de militantisme, a traversé plusieurs familles de la gauche.

Né fin 1958, marié et père de deux enfants, citoyen du 11ème arrondissement de Paris, Eric travaille dans la communication sportive et plus particulièrement le nautisme. Comme beaucoup de gens de sa génération, il s’éveille à la politique dès le collège à travers les manifestations contre la loi Debré réformant le régime du sursis militaire (1973).

Attiré d’abord par la mouvance libertaire, il se rapproche de la LCR en 1981, où il soutient les courants favorables à un parti large et à l’unité. Au cours des années 80 il suit des études d’histoire tout en étant salarié. Cette double activité ne l’empêche pas de participer activement à la mobilisation contre la réforme Devaquet (1986), tant à la Faculté Paris X de Nanterre qu’à la coordination nationale  étudiante et au sein de l’UNEF ID.

En 1998 il démissionne de la LCR quand cette organisation choisit de s’allier avec Lutte ouvrière, ce qui lui parait tourner le dos à la stratégie de construction d’un parti large de la gauche de transformation dans laquelle elle était engagée. On le retrouve en 2002 dans la campagne de Jean-Pierre Chevènement. Pour lui, le double échec au XXème siècle de la sociale démocratie et du communisme d’état a en effet redonné toute sa valeur à la primauté de la souveraineté populaire et aux fondements républicains pour refonder un projet transformateur. Il estime que sur ces questions, JP. Chevènement et son courant ont vu juste avant le reste de la gauche. Sur ces bases, il considère que la candidature de Chevènement peut bouleverser la donne à gauche et contester sérieusement l’hégémonie social-démocrate. Mais l’évolution de la campagne le place assez rapidement en porte-à-faux : se reconnaissant dans la pensée de Jaurès, il ne défend pas une république figée mais un processus émancipateur qui ne sera pas achevée tant que l’égalité sociale ne sera pas une réalité. Elle ne peut donc s’abstraire du clivage entre la gauche et la droite, ce qui reviendrait à se dissoudre dans un programme social qui ignorerait les conflits de classe entre le capital et le travail au nom d’un intérêt national qui lui serait supérieur. Or la République « au-delà de la gauche et de la droite » sur laquelle Chevènement fait sa campagne porte cette logique et explique son essoufflement. Eric Coquerel retrouve cette critique chez beaucoup de militants du MDC. Avec eux il crée un courant avec pour objectif de ramener le parti créé à l’issue de la campagne – le MRC – mais aussi son leader, sur une ligne qui tourne le dos à ce discours. Il est élu secrétaire national du MRC à l’issue de son congrès fondateur de St Pol sur Mer. Il constate cependant rapidement l’impossibilité de modifier le cours des choses au MRC tant que JP. Chevènement s’y refusera. Devant ce constat, il lance en 2003, avec Eric Halphen, Michel Naudy, Jeannick Le Lagadec, François Cocq et Hayat Dhalfa le Mars, Mouvement pour une alternative républicaine et sociale, dont il prendra la tête. Il est signataire la même année de l’appel dit « Ramulaud » pour une « coordination permanente pour une alternative à gauche résolument antilibérale ». On y retrouve également les signatures de Jean-Luc Mélenchon ou Martine Billard… Candidat sous cette étiquette sur la liste de rassemblement entre le PCF, Alternative Citoyenne et le Mars conduite en Ile de France par Francis Wurtz lors des élections européennes de 2004, Eric Coquerel est l’un des porte-paroles en 2005 de la campagne du « non » de gauche au traité constitutionnel européen. Avec le Mars, il s’engage ardemment pour une candidature unitaire de la gauche antilibérale à la présidentielle de 2007. Face à la division qui s’ensuit, il refusera de soutenir l’un des candidats issus de cette démarche avortée.

Quand Jean-Luc Mélenchon et Marc Dolez démissionnent du PS et appelle à la création d’un nouveau parti, il les rejoint sans hésiter avec ses camarades du MARS pour cofonder le Parti de Gauche. En 2009, il est désigné tête de liste sur Paris de la liste du Front de Gauche pour les Régionales (« Ensemble pour des régions à gauche ») qui dépasse les 6% sur la capitale. Il est élu conseiller régional d’Ile de France. C’est son premier mandat électif. Il siège dans le groupe « Front de Gauche & Alternatifs ».

Depuis son élection il siège à la commission Aménagement du territoire. Il représente par ailleurs la Région aux lycées Turquetil, Voltaire et Simone Weil, au Conseil interacadémique d’Ile-de-France et au Chœur régional Vittoria. Suivez son actualité sur son blog.


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