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Entre Pargny-la-Dhuys (Aisne) et le réservoir de Ménilmontant (XXe arrondissement) court aujourd’hui une promenade verte de 27 kilomètres. S’étendant sur 37 hectares, traversant treize communes de Seine-Saint-Denis et Seine-et-Marne et survolant l’aqueduc de la Dhuys construit au XIXe siècle, elle permet les promenades cyclotouristiques comme piétonnes, tout en participant du maintien de la biodiversité animale et végétale en Île de France.
Or, la ville de Paris avait envisagé via inscription à l’ordre du jour du Conseil des 17 et 18 octobre 2011 une cession du foncier sur les communes d’Annet-sur-Marne, Claye-Souilly, Villevaudé et Le Pin à BPP Placoplatre, au prix de 630.000€, soit à peine 10€/m2. Cette entreprise privée souhaitait y extraire du gypse par une exploitation à ciel ouvert. L’Agence des Espaces Verts avait ainsi failli à son objectif de préservation des espaces naturels, de protection foncière, de sensibilisation et d’éducation à l’environnement, en acceptant la vente des sols à une société privée. Seule la mobilisation citoyenne, associative et des partis de Gauche, notamment Danielle Simonnet, Conseillère de Paris a fait reculer le projet, conduit dans l’opacité la plus complète vis-à-vis des communes concernées.
Nos élu-e-s ont été en première ligne sur ce sujet, afin de sauver notre patrimoine naturel du libéralisme. Il est inacceptable que le département de Seine-et-Marne soit un territoire sacrifié par le productivisme, laminé par le chômage et les fermetures de service public – en premier lieu hospitalier et sanitaire. Les priorités ne sont donc pas à l’extraction de gypse en plein air, au détriment d’un des rares espaces verts demeurant ; enfin, c’est une véritable provocation que de prôner l’extraction en plein air, alors que l’extraction souterraine est techniquement possible.
Ainsi, nous avons tout d’abord obtenu le retrait de cette proposition au Conseil de la Ville de Paris, avant de continuer la lutte au Conseil Régional d’Île-de-France. La contestation que nous portions s’est incarnée dans un amendement mandatant le président du Conseil Régional pour « étudier avec les acteurs concernés toutes les solutions pour pérenniser la promenade de 27 kilomètres ».