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Les Présidents des groupes « Front de Gauche et Alternatifs » et « PRG – MUP » au Conseil régional Ile-de-France dénoncent le choix d’une association proche de l’Opus Dei pour réaliser des « ateliers d’organisation familiale » par le maire de Sartrouville, Pierre FOND.
Ils rappellent que les actions d’accompagnement des publics fragilisés et de développement personnel, sont le terrain privilégié des mouvements religieux intégristes tels que l’Opus Dei.
Les ateliers proposés par l’association « Atout Famille », financés par la mairie de Sartrouville, rentrent pleinement dans ce cadre. Il s’agit de proposer des cours sur la manière d’organiser les tâches quotidiennes réalisées à son domicile, pour que « vivre chez soi redevienne un plaisir ».
En subventionnant une association dont des membres de l’équipe dirigeante revendiquent leur appartenance à l’Opus Dei, pour s’immiscer dans le quotidien des familles de son territoire, le maire de Sartrouville a commis une entrave à la laïcité et manqué aux obligations de neutralité des pouvoirs publics.
Les groupes « Front de Gauche et Alternatifs » et « PRG – MUP » apportent donc leur soutien aux élus locaux de Sartrouville qui militent pour le respect de la laïcité et une utilisation plus efficace des fonds publics destinés aux familles en difficulté.
Pascale LE NEOUANNIC, présidente du groupe Front de Gauche et Alternatifs
Eddie AIT, président groupe PRG – MUP
Samedi 5 novembre les élu-e-s de notre groupe seront présents, place de la Bastille à 14H30 pour manifester contre les violences faites aux femmes. Nous avons signé l’appel « Contre les violences, au « pays des droits de l’Homme », où sont les droits des Femmes ? » car c’est pour nous un temps de mobilisation fondamental. L’actualité récente a illustré l’urgence d’une prise de conscience de toute la société face aux violences faites aux femmes. Certes la reconnaissance de ces crimes est inscrite dans les textes, pourtant les violences faites aux femmes ne reculent pas ! Et c’est bien cela qui est en cause. Qu’il s’agisse de viols, de mutilations sexuelles, de violences conjugales, du harcèlement sexuel au travail notamment, des mariages forcés, de la polygamie ou encore des crimes dits « d’honneur »… ces violences sont comme un reflet de nos sociétés contemporaines et de leur degré à consentir l’inacceptable. Faute de moyens financiers, faute de volonté politique, faute de remise en cause du système patriarcal, les femmes sont les éternelles victimes d’un ordre établi où les rapports de domination se perpétuent d’autant plus facilement qu’ils apparaissent comme naturels.
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Depuis plusieurs mois, plus de 500 personnes et familles, expulsées, sans logis ou mal logées faute de centres d’hébergement et de logements sociaux, ont installé des campements, notamment à Montreuil et à La Courneuve.
Ces mobilisations révèlent la gravité des difficultés d’accès au logement en Ile-de-France. En charge des politiques de logement et d’hébergement, le gouvernement n’assume pas ses responsabilités en matière de droits sociaux. Les récentes coupes drastiques dans les subventions aux centres d’hébergement ou du Samu social témoignent de ce désengagement.
Samedi 15 octobre 2011, à 10h, je participerai au rassemblement devant l’hôpital Tenon pour défendre le droit à l’IVG. Alors que l’association SOS Tout Petits et les réseaux intégristes catholiques organisent des prières devant l’hôpital pour faire pression sur les personnels et sur les femmes, nous réaffirmons notre refus de tout ordre moral qui voudrait contrôler nos vies, de tous les intégrismes qi voudraient contrôler nos corps : « Choisir d’avoir un enfant, choisir sa sexualité : c’est nous qui décidons ! C’est notre droit et c’est la loi ! »
Gérard Piel, conseiller municipal communiste d’Antibes, président du groupe Front de Gauche au Conseil Régional PACA et militant de longue date pour le droit au logement, vient d’être condamné à 1000 euros d’amende et à 500 euros de dommages et intérêts pour outrage à huissier.
Son seul tort, agir aux cotés des plus démunis et s’être opposé à une expulsion locative dans une ville hors la loi puisqu’elle ne compte que 6,4% de logements sociaux au lieu des 20% exigés par la loi SRU.
Le jugement est clair, après avoir criminalisé l’action syndicale, il s’agit d’interdire aux élus de la République de défendre celles et ceux qui font les frais de la crise économique.
Le groupe Front de Gauche & Alternatifs exprime son entière solidarité avec Gérard Piel et dénonce avec la plus grande fermeté la justice de classe à l’œuvre aujourd’hui dans notre pays.
Nous appelons au soutien le plus large de tous les républicains attachés aux valeurs de solidarité et refusant toute criminalisation de l’action militante, qu’elle soit syndicale ou politique.
Nous nous joignons au comité de soutien mis en place dans le département des Alpes-Maritimes et appelons à signer la pétition initiée par ce comité.
Pour signer la pétition
http://www.mesopinions.com/Petition-pour-la-justice-et-la-solidarite-petition-petitions-ef6ec22de700427616418eb84fe86905.html
Depuis le 6 septembre 2011 s’est ouvert le procès en appel des « Déboulonneurs ». 8 militants sont convoqués pour cette audience. Or, ces derniers oeuvrent pour lutter contre l’envahissement publicitaire et mènent des actions non violentes, à visage découvert, pour qu’enfin un débat sur la place de la publicité dans l’espace public s’engage.
Le groupe Front de Gauche & Alternatifs souhaite depuis sa création qu’un débat démocratique soit organisé afin de réduire dans l’espace public la place des marchands et publicitaires. Pour nous la réduction de la publicité dans l’espace public est nécessaire pour répondre à la fois aux enjeux écologiques et sociaux.
Communiqué de presse de la majorité de gauche au Conseil régional d’Île-de-France
Vendredi 6 mai prochain, de 17h à 19h, les élus régionaux des Groupes socialiste, Front de Gauche PCF-GU-AC, Europe Ecologie – Les Verts, PRG-MUP et Front de gauche & Alternatifs parraineront avec Henriette Zoughebi, Vice-présidente en charge des lycées, plusieurs dizaines de lycéen-ne-s sans papiers dans l’hémicycle du Conseil régional.
Les représentants de la FCPE, du Réseau Education Sans Frontières, ainsi que les enseignant-e-s et camarades des lycéen-ne-s concernés seront également présents.
Cette manifestation s’inscrit dans la droite ligne d’une résolution de la majorité régionale votée en séance plénière le 1er octobre 2010, affirmant la solidarité de ses élu-e-s avec les élèves sans papiers des lycées franciliens, les plaçant sous leur protection et s’engageant à soutenir toutes les initiatives en faveur de leur régularisation.
Depuis ce vote, plus de cent établissements des huit départements d’Île-de-France ont à leur tour voté des vœux de soutien à leurs élèves sans papiers ou menacés de le devenir.
De multiples actions ont été conduites pour empêcher leur expulsion et demander leur régularisation. Des pétitions circulent dans les lycées, des équipes éducatives se mobilisent, des chefs d’établissement interviennent, des parents, des enseignant-e-s, des élèves eux-mêmes exigent des papiers pour les jeunes qui en sont privés.
La majorité régionale se félicite que cette contribution politique ait permis d’approfondir la mobilisation. Les lycéen-ne-s sans-papiers doivent être reconnu-e-s pour ce qu’ils sont : des acteurs à part entière de la citoyenneté.
A la veille de la période des examens, l’enjeu devient doublement important : pouvoir se présenter aux épreuves, et pouvoir continuer ses études. Car c’est bien souvent à l’issue d’un cursus scolaire, où à l’atteinte de leur majorité, qu’ils ou elles sont expulsé-e-s.
En parrainant publiquement ces lycéen-ne-s ce vendredi, les élu-e-s de la majorité régionale veulent protéger de toute issue dramatique des élèves franciliens que rien ne devrait distinguer de leurs condisciples.
Par ce geste les élu-e-s régionaux affirment leur engagement, aux cotés des syndicats d’enseignant-e-s et de lycéen-ne-s, de la FCPE et du RESF, pour le respect du droit universel à l’éducation. Guillaume BALAS, président du Groupe Socialiste et Apparentés
Cécile DUFLOT, présidente du Groupe Europe Ecologie/les Verts
Gabriel MASSOU, président du Groupe Front de Gauche
Eddie AIT, président du Groupe PRG/MUP
Pascale LE NEOUANNIC, présidente du Groupe Front de Gauche & Alternatifs
Réseau Education Sans Frontières, FCPE, CGT Educ’Action, UNSA-EDUCATION, SUD EDUCATION, SNEG-CFDT, FIDL, UNL.
Plusieurs élèves de nationalité étrangère des lycées Jean-Jaurès (Châtenay-Malabry) et Florian (Sceaux) devaient se rendre à la sous-préfecture d’Antony pour tenter de faire régulariser leur situation et demander le titre de séjour qui leur permettra de poursuivre leurs études puis de vivre en France. Pas si simple ! A Antony, une bonne centaine de personnes, en situation tout à fait régulière mais devant renouveler leur titre de séjour, fait la queue chaque jour, certains depuis deux ou trois heures du matin. Les demandes d’un premier titre de séjour ne peuvent être faites que le mardi. Quinze tickets seulement sont distribués à l’ouverture des portes à 8h30. Ceux qui sont seizièmes ou plus gagnent le droit de revenir la semaine suivante… Il faut donc arriver très tôt pour espérer obtenir le ticket qui donnera droit à un premier examen du dossier (entre 10h et 15h, selon l’ordre d’arrivée). Si cet examen sommaire est satisfaisant, un rendez-vous pour un entretien approfondi est accordé dans un délai de quelques semaines. Pourquoi faire simple quand on peut multiplier les attentes, les démarches, les rendez-vous et les documents à fournir… Mais ce n’est pas de l’incompétence : c’est une politique délibérément mise en œuvre par les préfectures pour faire de la délivrance des titres de séjour un parcours dissuasif. Les élèves avaient donc été invités à se rendre à 4 heures du matin devant la sous-préfecture. A noter qu’un couple arrivé à 2h30 du matin avait cinq personnes devant lui. Mais pas question, pour des enseignants responsables, de laisser de tout jeunes gens seuls, en plein air, dans le froid, sous la pluie ou la neige.
Une trentaine d’adultes, parmi lesquels Marie-Hélène Amiable, députée-Maire de Bagneux, Pascale Le Néouannic, Conseillère régionale et conseillère municipale d’Antony, des élus de Bagneux et de Malakoff, des militants du Réseau Education sans frontières et du Collectif de soutien aux sans papiers de Bagneux les accompagnaient. Pour les protéger du froid et d’une éventuelle pluie, une dizaine de tentes avaient été installées devant les marches de la sous-préfecture et sur le parking, un camping car faisait office de bar, distribuant café, thé, viennoiseries et crêpes. A partir de 6 heures, une sono diffusait régulièrement Les P’tits papiers chantés par Jane Birkin, histoire d’offrir une aubade au sous-préfet et de lui rappeler ce qui devrait être l’une de ses principales préoccupations.
La police d’Antony témoigna d’une réactivité admirable : pas moins de quinze fonctionnaires déployés en urgence entre 4 heures et cinq heures du matin ! Eblouissant ! Vers 7h30, le commissaire exigeait « la fin de cette occupation non déclarée donc illégale de l’espace public » pour des raisons de sécurité… Autrement dit, le spectacle quotidien de dizaines de personnes passant des heures sous la pluie, la neige, dans le vent et le froid, sans toit, sans sièges et sans toilettes ne trouble en rien la police nationale. C’est normal ! Par contre la vue de quelques tentes et d’une banderole mobilise dans l’heure deux ou trois dizaines de policiers, des véhicules, des motos… Un symbole ! Les tentes ne furent pas repliées. Très légères, elles furent simplement portées. Au total, une opération qui souligne les conditions d’accueil des étrangers absolument indignes. Les jets privés des dictateurs ou des milliardaires pours les uns. Les heures d’attente en plein air, parfois pour rien, pour les autres. Avec moi, tout est possible, disait l’autre. En effet.
Nous publions ici la tribune paru ce jour sur le site Médiapart.
S’opposant aux maires d’arrondissements du nord-est de Paris et des communes limitrophes, des élus locaux du Parti de gauche dénoncent les «logiques répressives» dont font l’objet les «biffins», ces revendeurs à la sauvette, et appellent à des «politiques alternatives».
Mardi 1er février, le préfet de région, le président du Conseil régional, les maires des communes de Bagnolet, des Lilas, de Montreuil, les maires des 10e, 11e, 19e et 20e arrondissements et des adjoint-e-s au maire de Paris se réunissaient au sujet des «marchés de la misère». Elu-e-s du Parti de gauche des collectivités concernées, nous avions adressé à l’ensemble des participants une lettre afin de leur faire part de notre attachement à la liberté des biffins d’exercer leur métier. Les échos parus dans la presse de cette première réunion ne nous satisfont pas. Les participants auraient d’emblée rejeté la piste d’instaurer des «carrés des biffins» comme dans le 18e, ne retenant que la création de déchetteries-ressourceries, dont une à la Porte de Montreuil, d’ores et déjà actée et votée dans nos assemblées. Soyons honnêtes. Nous avons soutenus le projet de déchetterie, mais il ne concernera qu’un faible nombre d’embauches et sa création va nécessiter du temps. Ce ne peut être une réponse adaptée à la hauteur et à l’urgence du problème. Il est également envisagé de concéder à quelques biffins une extension du nombre de concessions de voie publique. Des mesures aussi modestes ne pourront résorber les «marchés clandestins» comme ils les nomment.
Samedi 15 janvier, plusieurs milliers de personnes ont manifesté pour réclamer le retrait du projet de loi LOPPSI 2. Pascale Le Néouannic, présidente du groupe Front de Gauche & Alternatifs était présente.
11e loi sécuritaire depuis 2002, la «loi d’orientation et de programmation pour la performance de la sécurité intérieure» dite LOPPSI 2 est un véritable fourre-tout législatif !
Elle constitue une remise en cause des droits fondamentaux et une atteinte aux libertés individuelles. Elle préfigure la mise en place d’un régime sécuritaire nous éloignant chaque jour du fonctionnement normal d’une démocratie apaisée.