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Le tracto-vélo effectuera le trajet de Notre-Dame des Landes à Paris du 6 au 12 novembre 2011 dans le but d’informer la population sur l’aberration économique et écologique du projet de nouvel aéroport pour Nantes et d’interpeller les décideurs nationaux avant les échéances électorales de 2012.
Ce projet de nouvel aéroport est contraire aux enjeux mondiaux actuels: augmentation des capacités aéroportuaires, développement du transport aérien, destruction inutile de 2000 hectares de terres agricoles, gaspillage de 250 M€ offerts à un groupe privé par les collectivités locales.
Entrons nombreux avec la caravane dans Paris !!
Entre Pargny-la-Dhuys (Aisne) et le réservoir de Ménilmontant (XXe arrondissement) court aujourd’hui une promenade verte de 27 kilomètres. S’étendant sur 37 hectares, traversant treize communes de Seine-Saint-Denis et Seine-et-Marne et survolant l’aqueduc de la Dhuys construit au XIXe siècle, elle permet les promenades cyclotouristiques comme piétonnes, tout en participant du maintien de la biodiversité animale et végétale en Île de France.
Or, la ville de Paris avait envisagé via inscription à l’ordre du jour du Conseil des 17 et 18 octobre 2011 une cession du foncier sur les communes d’Annet-sur-Marne, Claye-Souilly, Villevaudé et Le Pin à BPP Placoplatre, au prix de 630.000€, soit à peine 10€/m2. Cette entreprise privée souhaitait y extraire du gypse par une exploitation à ciel ouvert. L’Agence des Espaces Verts avait ainsi failli à son objectif de préservation des espaces naturels, de protection foncière, de sensibilisation et d’éducation à l’environnement, en acceptant la vente des sols à une société privée. Seule la mobilisation citoyenne, associative et des partis de Gauche, notamment Danielle Simonnet, Conseillère de Paris a fait reculer le projet, conduit dans l’opacité la plus complète vis-à-vis des communes concernées.
Nos élu-e-s ont été en première ligne sur ce sujet, afin de sauver notre patrimoine naturel du libéralisme. Il est inacceptable que le département de Seine-et-Marne soit un territoire sacrifié par le productivisme, laminé par le chômage et les fermetures de service public – en premier lieu hospitalier et sanitaire. Les priorités ne sont donc pas à l’extraction de gypse en plein air, au détriment d’un des rares espaces verts demeurant ; enfin, c’est une véritable provocation que de prôner l’extraction en plein air, alors que l’extraction souterraine est techniquement possible.
Ainsi, nous avons tout d’abord obtenu le retrait de cette proposition au Conseil de la Ville de Paris, avant de continuer la lutte au Conseil Régional d’Île-de-France. La contestation que nous portions s’est incarnée dans un amendement mandatant le président du Conseil Régional pour « étudier avec les acteurs concernés toutes les solutions pour pérenniser la promenade de 27 kilomètres ».
Le 6 mai, une conférence de presse à l’initiative du Collectif National contre le projet d’aéroport à Notre Dame des Landes, créé au printemps, s’est tenue simultanément à Paris et Nantes.
Elle a présenté les trois jours de résistance pour un autre choix de société qui auront lieu sur le site, les 8, 9 et 10 juillet.
A cette occasion a été annoncée par l’Acipa l’installation/occupation sur les friches du site de cinq jeunes paysans-maraîchers dès le samedi 7 mai.
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Il y a 25 ans, le réacteur de la centrale nucléaire de Tchernobyl explosait. Les conséquences de cette catastrophe nucléaire sont dramatiques tant au point de vue sanitaire qu’écologique. Le nombre de victimes est difficilement quantifiable entre les travailleurs et les soldats qui se sont sacrifiés pour bâtir le sarcophage et éviter le pire, et les victimes du nuage radioactif, que les frontières n’ont pas arrêté. Quant aux conséquences écologiques, il faudra plusieurs centaines d’années pour que les radiations disparaissent de la région environnant la centrale.
La catastrophe de Fukushima rappelle qu’li n’existe pas de risque zéro en matière de nucléaire. C’est pourquoi le groupe Front de Gauche & Alternatifs réaffirme sa volonté, au nom de l’intérêt général de tous les peuples, d’engager un véritable débat, sérieux et argumenté, sur la sortie progressive du nucléaire et la nécessaire transition énergétique. Ce débat doit permettre de redonner la parole aux citoyen-ne-s en débouchant sur un référendum.
L’énergie n’est pas une marchandise comme les autres, mais un droit fondamental. Aujourd’hui pétrole, nucléaire et désormais huiles et gaz de schiste aiguisent les appêtits du CAC 40, au mépris de la démocratie, de la sécurité des populations et de l’environnement. La privatisation de la filière nucléaire et la force de ses lobbies industriels ont fait de l’énergie un secteur marchand et capitaliste. Or le système capitaliste et sa recherche de profit sont incompatibles avec l’écologie et le bien commun.
La catastrophe que vit le Japon est aussi la preuve concrète du danger que fait courir la course au profit et au tout marché. Tchernobyl était la démonstration de l’échec du système bureaucratisé lié au modèle productiviste, Fukushima restera comme l’échec du système capitaliste et du modèle productiviste.
L’explosion ce samedi matin d’un des bâtiments de la centrale de Fukushima Daiishi, avec l’évacuation de dizaines de milliers de personnes et dégagement de césium et d’iode radioactifs, a hélas confirmé les craintes. Mais ce drame menace de n’être que l’amorce d’un enchaînement de catastrophes encore plus dramatiques dans un pays déjà fragilisé par plusieurs séismes et tsunamis, et toujours à la merci de répliques.
Le 5 mars, plus de 2500 personnes se sont rassemblées à Doue, en Seine-et-Marne, pour protester conte l’exploitation du gaz et du pétrole de schiste. Ils se sont rassemblés sur le site où la société Toreador compte effectuer un forage. Deux élus du groupe Front de Gauche & Alternatifs, Jean-François Pellissier et François Delapierre, ont apporté leur soutien aux manifestants pour dénoncer le véritable saccage de notre territoire et la menace qui pèse sur la nappe phréatique francilienne.
Le 1er mars 2010, le « Ministère de l’Ecologie » octroyait en catimini à plusieurs compagnies extractives des permis d’exploration pour rechercher du gaz de schiste en Ardèche, le Gard et ailleurs comme en région Ile de France particulièrement dans le département de Seine et Marne. Cette décision prise en toute opacité est un véritable déni de démocratie. Elle est inacceptable.
Car si le gaz conventionnel contribue moins au changement climatique que le charbon, il en va tout autrement du gaz de schiste, en raison de ses techniques d’extraction. Celles-ci, voraces en eau, destructrices pour les paysages et les terres agricoles, sont par ailleurs déjà responsables en Amérique du Nord de graves pollutions atmosphériques et des nappes phréatiques.
Le Conseil Régional IDF a ainsi adopté avec les voix de notre groupe le 10 février dernier un vœu demandant un moratoire d’urgence sur l’exploitation des gaz de schiste en Seine et marne.
Les groupes EELV, PS, PRG-MUP, FG et FGA du Conseil régional d’Ile-de-France ont déposé vendredi 4 février un vœu demandant à Nathalie Kosciusko-Morizet un moratoire sur l’exploration du pétrole de schiste en Ile-de-France. Il sera présenté à la prochaine séance plénière du conseil régional, le 10 février prochain.
L’exploitation du pétrole de schiste (ou « schistes bitumineux »), tout comme des gaz de schiste, représente une véritable menace climatique et environnementale, à laquelle les groupes signataires s’opposent fermement. La méthode d’extraction, dite de « fracturation hydraulique » qui consiste à propulser à très haute pression des millions de litres d’eau mélangés avec des produits chimiques et du sable dans la roche pour récupérer le pétrole de schiste fait peser des risques de pollution durable du sous-sol, de contamination des nappes phréatiques par des composés cancérigènes ou toxiques, et donc un danger non négligeable pour la santé des habitants. Par ailleurs, à l’heure où plus personne n’ose raisonnablement contester la responsabilité de l’activité humaine dans le dérèglement du climat, il est irresponsable de se lancer dans l’exploitation de nouveaux gisements de combustibles fossiles, alors que c’est tout notre modèle énergétique qu’il faut transformer.
Ce matin, 2 février, à 8h30 devant l’hôtel Marriott des Champs Elysées, plus de 100 personnes étaient présentes au rassemblement organisé par le collectif « Sauvons les riches », le Parti de Gauche et Europe Ecologie – Les Verts pour dénoncer l’aberration écologique que représente l’extraction des gaz de schiste. Pascale Le Néouannic, Conseillère régionale, y représentait le groupe Front de Gauche & Alternatifs.