Ensemble pour une Région Île-de-France à gauche, solidaire, écologique et citoyenne
 
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En séance » Séances plénières » 16 & 17 février 2012, Les dossiers de la Région » Education
Le 17 février 2012

Grisé par le mythe de l’apprentissage, soi-disant remède miracle au chômage des jeunes, le groupe Socialiste au Conseil régional d’Île-de-France vote pour une niche présentée par le groupe Nouveau Centre (ARES), soutenue par l’UMP. Cette niche accompagne le projet sarkozyste de démantèlement du service public d’enseignement professionnel.

Une entreprise n’est pas une école. Sous couvert de développement de l’apprentissage, ce sont les enfants des catégories sociales populaires que l’on veut pousser massivement hors de l’école.

Contre les marchands d’éducation qui s’affairent pour substituer des certifications payantes et périssables aux certifications durables assurées gratuitement par le service public, il faut urgemment rapatrier la formation professionnelle dans la sphère du service public, proposition portée par le Front de Gauche et son candidat Jean-Luc Mélenchon dans le programme « L’humain d’abord ».

 

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En séance » Séances plénières » 16 & 17 février 2012, Des élus dans les luttes » Education
Le 17 février 2012

Ce vendredi au Conseil régional[1] sera enfin entérinée l’intégration des lycées publics municipaux de la Ville de Paris dans les dispositifs régionaux d’aides aux lycéens, mesure qui constituait depuis le début de la mandature une revendication constante de notre groupe. C’est une belle victoire pour nos élus, qui avaient déposé et obtenu l’adoption, lors du vote du budget 2012, d’un amendement en ce sens, et dont l’engagement en faveur de ces lycéens n’a connu aucune relâche.

C’est la preuve que la lutte –et de la patience- finit par porter ses fruits. C’est surtout, pour les lycéens scolarisés dans les 12 lycées publics parisiens sous statut municipal (essentiellement des lycées technologiques et professionnels), le rétablissement d’une justice minimale et élémentaire, puisque jusque alors ils n’avaient tout simplement aucun droits aux dispositifs facultatifs contrairement à ceux des lycées privés !!

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En séance » Séances plénières » 16 & 17 février 2012, Les dossiers de la Région » Finances
Le 16 février 2012

Ce rapport propose la transposition à notre collectivité des nouvelles règles communautaires relatives à la passation de marchés publics, avec en l’occurrence le léger relèvement des seuils à partir desquels une procédure de mise en concurrence européenne s’impose dans la commande publique.

C’est l’occasion pour notre groupe de redire son opposition de principe à la législation européenne sur les marchés publics, et plus généralement à l’Accord plurilatéral sur les marchés publics de l’OMC, dont elle est une émanation. L’ouverture à la concurrence « libre et non faussée » des marchés publics est l’unique cap, l’alpha et l’omega, de la politique européenne en la matière. Pas question, en effet, selon ce cap, de laisser les pouvoirs publics décider des contrats qu’ils signent en dehors des règles de la concurrence libre et non faussée. Le dogme est bien connu : le marché, nous explique-t-on, sait mieux que les pouvoirs publics (ou « pouvoirs adjudicateurs », comme on dit en novlangue libérale, c’est-à-dire acheteur public) ce qui est utile à l’intérêt général des citoyens… Évidemment, on néglige de préciser que les marchés publics représentent un gâteau très roboratif pour les appétits mercantiles. Selon la Commission européenne, ils représentaient environ 2400 milliards d’euros en 2010, soit 17 % du PIB de l’Union européenne, dont 365 milliards pour la France. On connaît l’objectif du droit européen des marchés publics : il est, dans les termes de la Commission Européenne, de créer un grand marché transeuropéen ouvert et concurrentiel pour les gros marchés publics (et bientôt un grand marché mondial, puisqu’en vertu de ses engagements internationaux, l’UE travaille à l’extension de ce gigantesque marché de la commande publique aux grands pays émergents). La Commission sur les marchés publics travaille à l’unisson dans cette perspective, comme le montre son Livre vert 2011 : remise en cause des coopérations public-public, au nom de la sacro-sainte concurrence non faussée ; révision à la baisse des exigences des pouvoirs publics pourtant garants de l’intérêt général ; orientation des choix de ces mêmes pouvoirs publics pour favoriser la concurrence… Ce texte fait en outre de la lutte contre toute mesure protectionnisme l’axe central de son propos, en prônant l’accroissement du nombre de marchés publics ouverts à la concurrence.

Évidemment, la révision des seuils et plus généralement des procédures de passation de marchés publics vise à simplifier et à rendre plus transparent un régime juridique dont on connaît la complexité ; mais une telle simplification était déjà l’objectif central des directives de 2004, qui ont pourtant débouché sur un régime opaque, que les organismes publics ne pouvaient plus gérer sans consentir des efforts supplémentaires voire faire appel à des consultants juridiques extérieurs. Et les quelques avancées récentes (notamment l’idée que les pouvoirs publics doivent pouvoir attribuer des contrats non seulement au soumissionnaire le moins cher, mais également au plus innovant ou à celui qui offre les avantages économiques et sociaux les plus intéressants, ce qui doit permettre notamment de faciliter l’accès aux offres de contrats des PME) – les quelques avancées récentes, outre qu’elles ne reviennent sur le critère du « prix le moins onéreux » et sur l’opacité des dispositifs d’appels d’offres que de façon très timide, continuent d’encourager l’institutionnalisation des partenariats public-privé comme norme de la construction publique, alors que la loi française réserve leur recours à une « présomption d’urgence », et que, comme nous l’avons plusieurs fois montré devant cette assemblée, les PPP sont de véritables miroirs aux alouettes, toujours plus onéreux, à long terme, pour les collectivités : ils institutionnalisent la privatisation des profits et la socialisation des pertes, fragilisent la vocation au service public des réseaux concernés, affaiblissent la maîtrise publique. Surtout donc, les directives européennes ne font jamais mention, dans la droite ligne de la directive Bolkestein, de la particularité des services publics, qui méritent pourtant une exception, et que le droit communautaire n’a de cesse de pousser vers le marché.

Pour toutes ces raisons, et pour sceller notre désaccord avec ces orientations politiques de fond, nous voterons contre cette délibération de transposition des directives européennes.

 

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En séance » Séances plénières » 16 & 17 février 2012, Les dossiers de la Région » Aménagement » Transports
Le 16 février 2012

Pascale Le Néouannic a présenté l’avis du groupe sur le PDU :

Notre groupe a déposé 2 amendements, l’un sur la relocalisation, l’autre sur les déplacements subis, qui ont été repris dans le cadre d’un amendement de l’exécutif.

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En séance » Séances plénières » 16 & 17 février 2012, En séance » Questions orales
Le 16 février 2012

Monsieur le Président,

Au mois d’avril, notre groupe vous avait interrogé sur la mise en œuvre du protocole d’accord sur la titularisation des précaires de la fonction publique.

Vous nous aviez répondu que : « lorsque nous aurons terminé l’examen des cas et mené à terme nos réflexions sur les solutions, nous ferons une restitution complète aux élus de l’assemblée des évaluations et des solutions proposées dans le cadre de ces travaux menés par les partenaires sociaux. »

Vous connaissez notre attachement à la lutte contre le précariat, qui bien souvent est une cause de souffrance au travail, tant pour le précaire que pour l’encadrant qui n’est pas formé pour gérer de telles situations.

Pouvez-vous, Monsieur le Président, comme vous l’aviez annoncé, faire un point d’étape devant l’Assemblée régionale sur l’état d’avancée du processus d’application de ce protocole ?

 

C’est le même enjeu de justice sociale, qui nous avait amené, au mois de novembre, a vous interpellé sur la modification de l’organisation du temps de travail des TOS dans les lycées. Vous nous aviez répondu : « A l’issue de ces discussions, une modification éventuelle de ce règlement temps de travail pourra être soumise à la commission permanente. Un prestataire indépendant va être désigné dans les prochains jours pour engager cette évaluation. »

Aujourd’hui, nous savons que le prestataire indépendant est le cabinet Ernst & Young, dont le questionnaire a été distribué dans les lycées ces dernières semaines. Ce dernier provoque de vives réactions (boycott, contre-questionnaire…). Rappelons pour mémoire que ce cabinet a réalisé l’audit sur lequel la réforme du temps de travail est basée. Est-il donc totalement indépendant ?

Au-delà de cette remarque, ce cabinet, en avril 2009, auditait les Centres d’Appels de France Télécom et l’ALRS (Association pour la promotion et le développement du Label Responsabilité Sociale) attribuait à France Télécom le Label « Responsabilité Sociale » pour ses centres de relations clients.

Le 14 décembre 2009, Technologia, un autre cabinet d’audit, remettait un rapport accablant, précisant que les risques psycho-sociaux les plus importants se trouvent dans les centres d’appels de France Télécom.

Comment expliquer une telle différence de jugement à quelques mois d’écart ?

Cela pose la question de l’appel d’offre systématique à un prestataire extérieur pour de tels audits et tout particulièrement lorsqu’il est question des droits de salariés.

Le 27 janvier, un CHS extraordinaire a été convoqué à la demande de syndicats. Il devait aborder la question du suicide d’un agent au mois de décembre. Nous souhaitons avoir une pensée pour sa famille, ses amis et ses collègues. Il n’est pas, évidemment, question de faire un lien entre son geste et son travail. Des problèmes extérieurs peuvent expliquer ce geste désespéré, mais le travail doit être un temps partagé, de construction individuelle, d’épanouissement et en aucun cas, un amplificateur de problèmes personnels. D’autant que nous ne pouvons oublier que l’augmentation des courbes du chômage, de la précarité et du stress au travail ont été accompagnées par l’augmentation des suicides et de l’augmentation des suicides sur les lieux de travail.

La conclusion de ce CHS a été de confier à un « prestataire extérieur » la tâche « d’élaborer un diagnostic sur les risques psychosociaux afin de définir un plan d’actions ». Sera-ce Ernst & Young ?

Monsieur le Président, depuis ce CHS, le Décret n° 2012-170 du 3 février 2012 a paru. Il confère aux CHS les compétences des CHSCT. Cela permet d’éviter d’avoir recours à des prestataires extérieurs et de rendre tout leur rôle aux organisations syndicales représentatives des salariés.

Monsieur le Président, comment entendez-vous vous saisir de l’opportunité que représente ce décret tant pour évaluer la réforme du temps de travail des TOS que pour répondre aux attentes des syndicats exprimés lors du dernier CHS ?

Que comptez vous faire pour clarifier et apaiser les relations de la Région avec ses personnels, tant au siège que dans les lycées ?

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