En séance » Séances plénières » 23 & 24 juin 2011, Les dossiers de la Région » International, Des élus dans les luttes » Internationalisme, En séance » Questions orales
Le week-end du 7 juin, 20 jeunes palestiniens ont été tués par l’armée israélienne sur la frontière du Golan, plusieurs centaines ont été blesses. Ils manifestaient avec pour seules armes leurs drapeaux palestiniens. L’armée a immédiatement tiré à balles réelles.
Rappelons que le Golan a été annexé par Israël lors de la guerre de 1967 et que cette annexion est condamnée, depuis, par toute la communauté internationale, au même titre que l’annexion de Jérusalem-Est.
Dans cette région où les peuples arabes se dressent contre leurs dictateurs, le gouvernement israélien continue de vouloir « régler les problèmes » par l’enfermement derrière le mur, l’appropriation violente, l’expansion et les tirs de l’armée.
Les nations de l’Amérique du sud et de l’Asie, demain de l’Europe, reconnaissent les unes après les autres l’Etat palestinien, reconnaissance qui devrait être adoptée, en septembre, par l’Assemblée Générale de l’ONU.
En Israël, des milliers de manifestants, bien plus lucides que leur gouvernement sur les réels intérêts de leur pays, sont descendus dans les rues de Tel Aviv, ce même week-end, pour la création de l’Etat palestinien, sur le mot d’ordre « Netaniahou said no, Isareli said yes ». Cette initiative est portée en Israël et en Palestine par celles et ceux qui soutiennent les processus de paix, pour que les deux peuples vivent en paix, au sein de deux Etats souverains et démocratiques.
Pour notre part, nous sommes solidaires du peuple palestinien et nous ferons tout, en particulier dans le cadre de la campagne « un bateau pour Gaza » pour que la mobilisation citoyenne internationale impose enfin le respect du droit du peuple palestinien à vivre dans un état souverain, dans les frontières de 1967, conformément au droit international.
Les membres de la campagne « Un bateau français pour Gaza » appellent le gouvernement français à agir en faveur de la levée du siège de la bande de Gaza et à protéger ses ressortissants présents au sein de la flottille, conformément à son devoir.
Ils prennent note de la déclaration du Ministère des Affaires étrangères et européennes, qui « déconseille formellement aux ressortissants français d’embarquer sur des navires ayant pour objectif de briser le blocus maritime imposé sur la bande de Gaza (…) en raison des risques sécuritaires » mais restent déterminés à mener leur démarche non violente.
Comme l’avait signalé le Ministre des Affaires étrangères et européennes en octobre 2010, les mesures d’allègement du siège mises en place par les autorités israéliennes sont insuffisantes. Le porte-parole du Quai d’Orsay a d’ailleurs lui-même appelé à un « changement fondamental de politique des autorités israéliennes vis-à-vis de Gaza », le 10 mai dernier. En effet, la libre circulation des marchandises, « y compris vers la Cisjordanie », mais aussi des personnes « de et vers la bande de Gaza » est une condition au fonctionnement normal de l’économie et du développement dans les territoires palestiniens occupés.
La Flottille de la liberté II est une réponse légitime au défaut de volonté politique de la communauté internationale pour obtenir la fin de ce blocus illégal.
Le succès populaire de la campagne « Un bateau français pour Gaza » est une première en France. En quelques mois seulement, près de 500 000 euros ont été récoltés grâce à la mobilisation de milliers de citoyens exprimant par-là même leur solidarité avec la population palestinienne face aux conséquences du blocus. Le Conseil Régional de Rhône Alpes a voté une motion de soutien et de nombreuses mairies ont apporté pareille solidarité.
Deux navires français partent cette semaine, avec à son bord plusieurs dizaines de membres de la société civile, élus, journalistes et personnalités. Les organisateurs appellent la France, ainsi que tous les gouvernements dont des ressortissants prendront part à cette flottille, à procurer aide et assistance à leurs citoyens, au titre de la protection consulaire, régie au niveau international par la convention de Vienne de 1963.
En soutenant cette action citoyenne en faveur de la levée du siège de Gaza, la France mettrait en application son engagement et sa volonté d’« éviter que les événements du 31 mai dernier ne se reproduisent ».
Monsieur le Président, le Conseil Régional de Rhône Alpes a voté une motion de soutien et de nombreuses mairies ont apporté pareille solidarité.
Comment comptez-vous, à votre niveau, agir auprès de l’Etat pour qu’il assure la sécurité des Franciliens et Franciliennes présents sur ce bateau et permettre ainsi le bon déroulement de cette campagne ?
Comment comptez vous montrer la solidarité de la Région Ile-de-France à cette initiative ?