Ensemble pour une Région Île-de-France à gauche, solidaire, écologique et citoyenne
 
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En séance » Séances plénières » 29 - 30 septembre 2011
Le 11 octobre 2011

Nous sommes jeudi matin, comme toute les séances celle-ci débute par les questions d’actualité, elle se poursuivra par l’audition du Préfet de Police avant que soit véritablement entamé l’examen de l’ordre du jour avec notamment le vote de la délibération introduisant une modulation des aides aux collectivités locales, pour mieux lutter contre les inégalités sociales, territoriales et environnementales. Retour sur une séance où il a été question de sujets aussi variés que la transition écologique, l’apprentissage et le logement étudiant.

Une droite aux abonnés absents. Mais, en ce lendemain de défaite historique de la droite au Sénat, commençons par parler du groupe UMP. A cette séance ils ont presque tout le temps pointés aux abonnés absents, seule bataille prévue, celle contre l’avis de la région sur la création d’une zone de protection naturelle par l’OIN du Plateau de Saclay, avec une dizaine d’amendement, rédigés sans doute par le maire de Bièvre, UMP, qui siège sur les bancs de l’assemblée régionale. Sinon une motion de renvoi contre la mise en œuvre de la critérisation et circulez… Pour le reste des délibération pas de propositions, quasiment pas d’amendements. Dans ces conditions difficile de trouver un moment politique de réelle confrontation avec le groupe fantôme dirigé par la ministre du Budget… Reste pour l’anecdote, le départ de Rama Yade de l’UMP qui rejoint le Nouveau Centre en vu de la campagne présidentielle d’un Borloo qui n’attendra pas longtemps pour annoncer qu’il renonce.

Un début de conditionnalité des aides publiques, un victoire pour nos idées. La délibération introduisant la modulation des aides régionales pour mieux lutter contre les inégalités sociales, territoriales et environnementales a été voté. Bonne nouvelle. Car l’adoption de cette délibération -qui fait de la redistribution un outil au service de la solidarité- si elle n’est pas pour notre groupe une surprise, représente une victoire pour les élus du Front de Gauche qui ont dans l’hémicycle, à chaque séance, déposés des amendements pour l’instauration de ces critère. C’est le fruit d’une bataille politique que nous menons depuis la création de notre groupe, preuve de l’utilité d’être élu, preuve de l’utilité du courage en politique à ne jamais renoncer à défendre ses idées et ses principes. De l’importance aussi de ne pas céder au fatalisme qui voudrait qu’avec cinq élus sur 208 conseillers régionaux nous n’aurions que peu d’espoir de nous faire entendre.

En tout début de mandature nous avions déposé un amendement au Règlement Intérieur pour demander que l’on fasse évoluer les dispositifs d’aides. Aujourd’hui c’est chose faite. Cette délibération a ainsi plusieurs vertus. D’abord celle de confirmer l’engagement régional en faveur du logement social. Ensuite de permettre une réelle confrontation entre la droite et la gauche. Il s’agit bien là de deux choix de société : l’une basée sur la concurrence chère aux libéraux, l’autre qui se fixe comme objectif l’égalité réelle. D’ailleurs les groupes UMP et NC avaient chacun déposé une motion de rejet comme pour mieux signifier leur refus de voir établit des critères sociaux, territoriaux et environnementaux.

Reste que cette délibération si elle a des qualités indéniables en choisissant d’aider plus ceux qui font plus et mieux, laisse encore trop à ceux qui cherchent d’abord à savoir combien vous avez sur votre compte bancaire avant de vous accepter comme voisin. Aujourd’hui les élus de 21 villes continuent à refuser de construire des logements sociaux. Par deux fois déjà, depuis 10 ans, elles ont fait l’objet d’un constat de carence établi par les Préfets. Les groupes du Front de Gauche proposaient de ne pas leur accorder le droit de postuler à certains financements régionaux, raison du dépôt de notre amendement et de notre appel aux autres élus de la gauche et des écologistes pour voter ce dernier. A l’exception d’une élue du groupe PRG MUP, tous les socialistes et les écologistes ont choisi de voter contre. Le récit de ce débat montre tout l’embarras de leurs arguments… Reste une occasion ratée, faute de réelle volonté politique à initier une véritable rupture par rapport aux logiques libérales. Ces actes comptent et compteront au moment où il faudra choisir de quelle gauche nous avons besoin pour affronter la droite. Car il ne faudrait pas l’oublier, la droite elle a depuis longtemps choisi son camp, elle qui a ouvertement décider de laisser le plus grand nombre trinquer pour satisfaire les seuls gagnants d’un système inique.

Financements à l’enseignement privé, ne pas transiger.

Cette volonté de conditionner les aides publics s’étend à d’autres domaines, dans la continuité de nos amendements. Notre groupe ne manque en effet pas d’imagination. Ainsi proposons nous dans le cadre du  renforcement de la priorité donnée par la Région à la réussite de toutes et de tous les lycéens, de cesser d’accorder un chèque en blanc aux lycées privés. C’était le sens de notre amendement. La vice présidente, Henriette Zoughebi a répondu à nos attentes par un amendement de l’exécutif qui reconnaît la légitimité du principe selon lequel l’aide régionale, lorsqu’elle est facultative, ne doit pas être offerte sans conditions.

Ce dossier est important pour notre groupe, car l’offensive contre l’école publique n’est pas un petit sujet pour qui prend au sérieux les propos même du chef de l’Etat quand il affirmait le 20 décembre 2007 : « Dans la transmission des valeurs et dans l’apprentissage de la différence entre le bien et le mal, l’instituteur ne pourra jamais remplacer le curé ou le pasteur, même s’il est important qu’il s’en approche, parce qu’il lui manquera toujours la radicalité du sacrifice de sa vie et le charisme d’un engagement porté par l’espérance. » En réduisant drastiquement les budgets de l’école publique la droite ne fait pas que contribuer à creuser les inégalités, elle veut tout à la fois marchandiser l’éducation et privilégier l’école privée confessionnelle. Maintenir des financements à l’enseignement privé c’est alimenter un système scolaire à plusieurs vitesses qui aggrave la ghettoïsation de certains établissements publics.

Pour notre groupe, continuer à verser des subventions facultatives aux lycées privés c’est se contenter de regretter que le Pass-Contraception soit interdit de séjour dans ces établissements. Ce serait faire comme si nous n’avions pas vu que l’enseignement privé mène campagne contre la théorie du genre au risque de priver leurs élèves de manuels scolaires. Ce serait accepter que les campagnes de lutte contre les discriminations homophobes ne franchissent jamais le seuil de ces lycées. L’amendement adopté en séance est une première étape, nous serons vigilants pour que sa mise en œuvre ne tarde plus. C’est donc aussi avec cette même urgence que nous avons soutenu la niche du groupe socialiste sur la lutte contre le décrochage scolaire.

Nous ne ferons pas l’économie de la rupture. Reste que si nos arguments sont entendus, il reste des secteurs où les vieux schémas ont la vie longue. Le développement économique est ceux là. Ainsi une nouvelle fois a été rejeté notre amendement demandant que les entreprises qui sollicitent des subventions régionales soient tenues de transmettre un certain nombre de documents. En demandant le rejet de cet amendement, qu’espère on ? Que développer l’économie c’est dépenser de l’argent sans vérifier son usage ?  Que penseront les citoyens quand ils feront le rapprochement entre les sommes allouées sans contrôle et la liste de ces entreprises qui une fois empoché l’argent public, fermeront pour délocaliser ? Contrairement à ce que certains pourraient croire, le temps est à la rupture. Ceux qui s’accrochent à leur manque d’imagination nourrissent les tenants d’un monde dérégulé qui alimente lui-même la crise… Avec toujours l’idée que ce sont les plus modestes et les services publics qui devraient payer les pots cassés. Il est encore temps, d’ici l’adoption du prochain budget, pour changer. Mais il ne reste que quelques semaines et deux séances. Raison pour laquelle nous continuerons à déposer des amendements demandant l’introduction d’une modulation des aides aux entreprises. Modulation qui permettrait de donner plus à ceux qui font mieux et rien à ceux qui polluent et précarisent… Vous l’aurez compris, nous continuerons à aller de l’avant.

 

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En séance » Séances plénières » 29 - 30 septembre 2011, Les dossiers de la Région » Education
Le 30 septembre 2011

Le groupe Front de gauche et Alternatifs a présenté, lors de la séance plénière du 30 septembre, un amendement au rapport « Répondre aux attentes des lycéen-ne-s », proposant, face à une droite organisant la mise en concurrence et la marchandisation de l’éducation, l’arrêt des subventions et dispositifs régionaux facultatifs en faveur des services privés concurrents du service public d’éducation. Sous couvert d’ « équité » – laquelle bien entendu n’est pas l’égalité… –, l’enseignement privé bénéficie de financements publics croissants, alors même qu’il sélectionne, trie ses élèves en fonction de leurs origines sociales, et foule aux pieds les principes laïques et républicains qui doivent être ceux de l’école pour tous (ainsi du refus de distribuer les pass contraception, ou des attaques contre les programmes de SVT sur le genre). Or, là où le lycée public maintient un enseignement de qualité, il est plébiscité par tous, y compris par les catégories sociales les plus aisées. Il s’agit donc pour notre collectivité de ne pas abandonner le terrain, de faire en sorte que l’enseignement public soit partout attractif, en concentrant les moyens là où s’accumulent les inégalités sociales, afin de lutter contre l’école à plusieurs vitesses et de rétablir un enseignement d’excellence pour tous. Financer l’enseignement privé contribue à la paupérisation de l’école publique et à l’établissement d’un marché de l’éducation, lequel est d’ailleurs idéalement complété par le système des « cours particuliers », vendus à prix d’or par des officines exploitant la crédulité des parents. Ce qui nous attend, à l’horizon de cette dynamique désastreuse, c’est l’éclatement du cadre national des programmes et des diplômes, c’est le statu quo des inégalités et le marbre des ségrégations. Et la contraction des budgets, comme l’absurde suppression de la carte scolaire, aggravent l’urgence de ce constat de bon sens.

Notre groupe, depuis le début de la mandature, prend toujours le temps de convaincre. C’est à coup sûr ce qui a conduit la Vice-présidente, Henriette Zoughebi, à proposer un amendement qui pour la première fois reconnaît la légitimité du principe selon lequel l’aide régionale (en particulier lorsqu’elle est facultative) ne doit pas être offerte sans conditions. Nous maintenons que la question de la critérisation de l’éligibilité aux subventions publiques mérite une discussion de fond. Le groupe Front de gauche et Alternatifs se félicite donc que l’idée d’une conditionnalité des dispositifs de la Région fasse son chemin au sein du Conseil régional d’Île-de-France, et mettra toute sa vigilance et sa combativité dans la poursuite du débat (notamment budgétaire) sur le financement public des lycées privés.

 

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En séance » Séances plénières » 29 - 30 septembre 2011, Des élus dans les luttes, Les dossiers de la Région » Aménagement » Logement
Le 30 septembre 2011

Dans le cadre de la mise en place de critères pour les aides régionales, la Région Ile-de-France pouvait adopter un amendement, présenté par les groupes Front de Gauche, visant à exclure du droit à financement les villes hors la loi qui refusent de construire du logement social. Effectivement les préfets ont établis que 21 communes refusent depuis 10 ans de construire du logement social ! La région doit elle dans ses politiques facultatives continuer à les financer ? Nous pensons que non : ne pas accorder de financements à les villes hors-la-loi, préférant payer les pénalités, aurait constitué une mesure de justice sociale.

Nous regrettons que l’ensemble des élus socialistes et du groupe Europe Ecologie, à l’issu d’un vote nominatif, a décidé de ne pas le soutenir. Une grande injustice vaudrait-il mieux qu’un petit désordre dans l’institution régionale ?

En refusant de voter l’amendement présenté par les groupes Front de Gauche, ils permettent à des villes comme Neuilly, Le Raincy, Nogent de pouvoir encore bénéficier de financements qui aurait été mieux utilisée au bénéfice des villes bâtisseuses.

Pourtant face à la crise du logement, comment demain obtenir l’application de la loi de réquisition si, élus au conseil régional on ne met pas en cohérence ses actes avec ses engagements.

Radicalité du discours dans les luttes n’est pas toujours suivie d’effet…

La liste des votes nominatifs

Vidéo du scrutin public :

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En séance » Séances plénières » 29 - 30 septembre 2011, Les dossiers de la Région » Culture
Le 30 septembre 2011

A l’occasion d’une communication sur la culture dans les lycées, Jean-François Pellissier, au nom du groupe Front de Gauche & Alternatifs, a rappelé les inquiétudes du groupe sur l’interruption du dispositif Tick’art et que nous serons attentif à son remplacement.

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En séance » Séances plénières » 29 - 30 septembre 2011, Les dossiers de la Région » Développement économique
Le 30 septembre 2011

Lors d’une délibération sur le développement économique de la région Ile-de-France, François Delapierre, au nom du Front de Gauche a défendu un amendement pour supprimer les aides incitatives au statut d’auto entrepreneur.

L’intervention de François Delapierre :

 

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En séance » Séances plénières » 29 - 30 septembre 2011, Non classé
Le 30 septembre 2011

Deux débats ont également marqué les différences d’analyses que nous pouvons avoir au sein de la majorité régionale. C’est d’abord nos craintes de voir dans le premier volet de la Stratégie Régionale de Développement de l’économie et de l’Innovation, la Région promouvoir du télétravail comme forme d’organisation soi-disant innovante. Le groupe Front de Gauche & Alternatif a des doutes pour ne pas dire plus vis-à-vis d’une organisation vanté comme réponse miracle pour créer de l’activité dans des zones à taux de chômage élevé, ou régler les problèmes liés aux incidents qui se multiplient sur une ligne de RER. Bien sûr l’argument avancé d’espaces de proximités pour éviter aux salariés de travailler chez eux peut paraître utile, mais la création de salle vouées au télétravail ne sort pas les gens de chez eux mais de l’entreprise, lieu de socialisation où les solidarités salariales et syndicales peuvent se construire. Comment se défendre collectivement si l’on est un individu qui se retrouve isolé du reste des salariés de son entreprise ? Les mêmes avancent l’idée que le télétravail permettrait de diminuer la pollution due aux temps de transports. Or une récente étude de l’ADEME prouve que les pratiques numériques ont un impact non négligeable sur l’environnement. Ainsi une petite entreprise envoyant en moyenne 33 e-mails quotidiennement pendant cent jours aurait, selon la même étude, un impact écologique 13 fois supérieur à un aller-retour Paris-New York.

Nous avons finalement voté contre ce rapport d’autant qu’un autre amendement déposé par les groupes Front de Gauche a été rejeté. Une fois de plus socialistes et écologistes ont voté contre un amendement qui demandait simplement que les entreprises sollicitant les aides régionales transmettent des informations pour aider à la mise en oeuvre des critères d’attribution des aides régionale pour réduire la précarité et les inégalités, garantir l’égalité salariale entre les femmes et les hommes, développer les circuits courts et lutter contre les délocalisations. Il y a pourtant urgence à alimenter la réflexion sur la conditionnalité des aides dans le secteur du développement économique alors que plusieurs des dispositifs actuels ont fait la preuve de leur inefficacité.

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En séance » Séances plénières » 29 - 30 septembre 2011, Les dossiers de la Région » Ecologie Politique, Les dossiers de la Région » Santé, Les dossiers de la Région » Aménagement » Transports
Le 30 septembre 2011

A l’occasion de la délibération sur l’action régionale pour la lutte contre le bruit, Audrey Galland s’est félicitée, au nom du groupe Front de Gauche & Alternatifs, de son adoption. Mais elle a profité de ce débat pour rappeler à l’exécutif régional les engagements qu’il avait pris envers les riverains des aéroports francilien, lors du débat budgétaire.

L’intervention d’Audrey Galland :

Monsieur le Président, Monsieur le Vice-président,

Le groupe Front de Gauche & Alternatifs se félicite de cette délibération qui va contribuer à améliorer les conditions de vie de milliers de Franciliens.

Monsieur le Vice-président, vous avez cité dans votre présentation de délibération des populations soumises aux nuisances sonores, à proximité d’une gare, de voies ferrées ou d’une route. Nous ne devons pas oublier les riverains des infrastructures aéroportuaires, et je pense notamment aux citoyens du Val d’Oise et de Seine-Saint-Denis impactés par l’aéroport de Roissy. Ces habitants sont tous les jours et toutes les nuits impactés dans leur vie quotidienne, dans leur sommeil et donc dans leur santé par les vols de l’aéroport de Roissy.

Certes, il a été annoncé pour l’hiver des modifications de trajectoires pour les avions survolant à basse altitude les communes riveraines de l’aéroport. Mais cela ne réglera pas tous les problèmes, notamment la nuit. C’est ce que riverains, collectifs et associations nous ont dit, une fois encore, Place du Trocadéro, samedi dernier.

Sachant que les riverains se sont vu refusé, voilà maintenant moins d’un mois, une modification du Plan de Gène Sonore (PGS), et que le député UMP Yannick Paternotte cède au chantage à la cessation d’activité des compagnies utilisant les pistes la nuit, la Région Ile de France, bien que cela ne fasse pas parti de ses compétences obligatoires ou d’aucune de ses attributions, doit peser de tout son poids pour accompagner les riverains dans le règlement de cette situation inique. Inique car, aujourd’hui, les citoyens impactés désespèrent de retrouver un sommeil réparateur et des conditions de vie décentes. Inique car ces vols de nuit montrent l’absence de limite de la course au profit contre la santé humaine et la vie douce. Cette situation montre, une fois encore, qu’entre la course au profit et la santé, le gouvernement et l’UMP font le choix du profit. Le Front de Gauche a fait son choix : pour nous c’est l’humain d’abord !

Ainsi, il est de notre devoir en tant que Conseil régional d’Ile de France d’accompagner ces riverains. Des engagements avaient été pris lors du débat budgétaire : notre groupe avait alors déposé un amendement à ce propos. La Région, et vous-même Monsieur le Président Huchon, vous étiez engagé à mener ce combat. Nous avons à ce jour deux mois devant nous avant l’adoption du budget, pour travailler et trouver des solutions.

Mettons en place un groupe de travail qui sera à même de travailler avec les collectifs de riverains impactés et les associations en pointe sur cette lutte. La Région pourrait reprendre l’idée que nous avions déjà défendue, puisque déjà mise en place pour les riverains d’Orly, d’une avance de la Région (remboursée par ADP) sur les travaux d’isolation phonique pour les riverains non pris en compte par le PGS actuel. Nous devrons également envisager une suspension des vols de nuit et la façon dont la Région pourrait agir en ce sens. En effet, dans la bataille entre l’humain et le profit, choisissons l’humain d’abord !

Notre groupe est très attaché à cette question et nous veillerons à la réunion du groupe de travail afin d’envisager les solutions s’offrant à nous, bien que, je le répète, la Région n’a pas compétence en la matière, mais que face à l’entêtement du Gouvernement et d’ADP à mépriser ces citoyens, la majorité de gauche de la Région se doit d’agir.

Je vous remercie.

 

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En séance » Séances plénières » 29 - 30 septembre 2011, Les dossiers de la Région » Education
Le 30 septembre 2011

Le gouvernement affiche une volonté de développer l’apprentissage. Affichage en trompe l’œil comme le confirme le document qui accompagne la délibération. En effet comme toujours la droite gouvernementale manipule les chiffres. Elle annonce qu’elle donne plus à l’apprentissage alors il ne s’agit que d’un tour de passe-passe qui réaffecte les sommes allouées hier directement aux CFA. Mais notre opposition à cette convention s’explique par le fait qu’ici la Région est sommée d’accompagner une politique lourde de conséquence puisqu’elle organise la fin de l’enseignement professionnel public avec la multiplication des fermetures de formations et de lycées professionnels publics. Ainsi moins l’éducation nationale est apte à répondre aux demandes d’inscription des élèves plus il est facile de recommander l’apprentissage comme le recours.  Ce retrait participe de la saignée organisée contre l’éducation nationale qui aboutit à un recul du taux de scolarisation pour la tranche des 15-19 ans et une stagnation du taux de scolarisation dans l’enseignement supérieur. Se sont les jeunes des catégories sociales populaires qui se voient ainsi privé du droit à l’éducation contribuant à un accroissement des inégalités sociales à l’école comme le révèle l’enquête de l’OCDE de septembre dernier.  D’ailleurs dans le rapport, le Vice Président n’est pas dupes  et sait très bien que l’objectif de la droite est bien la déscolarisation « des jeunes des quartiers urbains sensibles ».  Pour cette droite, l’apprentissage est la voie rêvée pour les plus pauvres, politique qui permet aussi un transfert de charges vers les régions puisque l’apprentissage est une des principale compétence régionale.

A l’occasion de la signature du Contrat d’Objectif et de Moyen sur l’apprentissage avec l’Etat, Eric Coquerel exprime les désaccords du groupe Front de Gauche & Alternatifs avec la politique du gouvernement :

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En séance » Séances plénières » 29 - 30 septembre 2011, Non classé
Le 30 septembre 2011

En confirmant l’engagement de la Région de consacré près de 50 M par an au logement étudiant, la Région veut contribuer à lutter contre la spéculation immobilière. Dans notre région peut être plus qu’ailleurs trouver un logement est un véritable casse-tête pour les jeunes. Depuis 2004, la Région a participé à la réalisation de 20.000 logements pour les jeunes. L’adoption de cette délibération ambitionne un rythme de construction de 3.000 à 4.000 logement par an afin d’atteindre les 10% d’étudiants logés en cité universitaire.

Le constat est alarmant : la catégorie des jeunes de moins de 25 ans est parmi les plus victimes de mal-logement, et sa situation va en s’aggravant car la crise économique joue un rôle d’accélérateur des exclusions. Or pour faire face à ces situations, nous avons une nouvelle fois pu constater à quel point les analyses et les propositions divergent entre la droite d’un côté et la gauche et les écologistes. Les réponses du gouvernement et des collectivités dirigées par l’UMP alimentent la crise.

Ainsi alors que la gauche, l’ensemble des associations et les organisations syndicales réclament la réhabilitation et la création de nouvelles résidences universitaire, la droite organise la démolition de plus de la moitié de la Résidence universitaire d’Antony. Cette dernière représente 15% des capacités d’accueil en résidence universitaire sur l’Ile de France. Les démolitions engagées et programmées vont accentuer la crise du logement pour une population déjà fortement fragilisée. L’argument avancé par le Conseil général des Hauts de Seine dirigé par Patrick Devedjian « il faut rééquilibrer l’offre de logement étudiant entre le nord et le sud du département » aboutit en fait à généraliser la pénurie sur l’ensemble du département, puisque depuis deux ans, les quelques constructions programmées depuis des années et qui ont enfin vu le jour n’ont servit qu’à justifier la démolition de 548 chambres auxquelles devraient s’ajouter dans les mois à venir la démolition d’un second bâtiment. Ce sont des chambres de 27 m2 qui vont disparaître à d’autre fin que de libérer du foncier pour satisfaire et l’appétit de promoteurs mais aussi la satisfaction d’élus qui veulent depuis des années voir changer les populations de leurs villes pour y favoriser l’accueil des plus nantis au détriment des jeunes considérés comme peu solvables et surtout subversifs… Patrick Devedjian avait en devenant maire expliqué qu’il voulait faire d’ « Antony un petit Neuilly ».

Les CROUS ont historiquement été créés pour gérer l’hébergement et la restauration étudiante. Aujourd’hui ces derniers n’ont plus les moyens (ni toujours la volonté) de remplir leur mission. Soumis à la concurrence des appels d’offres, les CROUS se voient remplacés dans les universités par dans le secteur de la restauration par le privé. Logique qui commence à toucher logement, depuis que la droite gouvernementale est à la manœuvre. Ainsi en contraignant pour la création de résidence universitaire, les CROUS aux seuls financements PLS, la droite accentue la sélection sociale par l’augmentation des loyers et donc organiser l’accès au savoir sous condition de ressources.

Bilan : le CROUS de Versailles n’accueille plus que 56% de boursiers. Quand on ajoute à cela le fait qu’un étudiant de premier cycle inscrit dans une des universités de Paris intra muros ne peut obtenir de logement en résidence universitaire car les CROUS de Versailles et Créteil rejettent leur dossier et que le CROUS de Paris ne retient que les dossiers des étudiants de second cycle, on voit comment se développe des mécanismes qui aboutissent à un recul du taux de scolarisation des jeunes issus des catégories sociales populaires. Est-ce là le modèle de société que nous voulons voir s’imposer ? Celui d’une jeunesse condamnée au mal-logement, condamnée à devoir renoncer à des études supérieures ? Nullement, reste encore à espérer que les dirigeants des CROUS feront le choix du logement étudiant, ce qui reviendrait à soutenir la Région dans son bras de fer contre la majorité actuelle dont tout porte à croire que son bail arrive enfin à son terme. Rien n’est moins sur pour le moment…

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En séance » Séances plénières » 29 - 30 septembre 2011, Les dossiers de la Région » Aménagement » Logement
Le 29 septembre 2011

Après plus d’un an de bataille au sein du Conseil régional, les groupes Front de gauche ont enfin obtenu la mise en place de critères pour les subventions régionales. Voici l’intervention de Pascale Le Néouannic au nom du groupe Front de Gauche & Alternatifs :

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