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En séance » Séances plénières » 7 & 8 avril 2011, Les dossiers de la Région » Education, Non classé
Le 10 avril 2011

Jean-François Copé voulait avec sa journée du 5 avril faire croire que l’UMP était attachée au principe de la laïcité. Moins de 2 jours après, son double jeu se confirme ! Ce jeudi 7 avril 2011, le groupe majorité présidentielle au Conseil Régional d’Ile-de-France, emmené par sa présidente Valérie Pécresse, a révélé au grand jour sa vision toute particulière de la laïcité.

L’UMP a voté contre l’amendement déposé par le groupe Front de Gauche & Alternatifs (élus du Parti de Gauche et des Alternatifs) et PRG & MUP réservant aux seules structures non confessionnelles d’accueil collectif des jeunes enfants le droit à financement public de la part de la Région. Avec l’UMP la laïcité est toujours à géométrie variable.

Si prompte à exiger de l’usager une neutralité qui revient à remettre en cause le principe de liberté de conscience, l’UMP défend notamment le versement de subventions publiques aux 14 crèches confessionnelles Loubavitch ultra orthodoxes déjà financées par la ville de Paris.

Isolé, le président Huchon a tenté jusqu’au bout d’empêcher l’adoption de notre amendement. Mais au moment de voter avec la droite les élus PS ont préféré s’abstenir. Notre amendement a donc été adopté. Les élus du Parti de Gauche et des Alternatifs se réjouissent que l’intérêt général ait prévalu. C’est la preuve que les laïques peuvent l’emporter pour peu qu’ils relèvent la tête et affichent clairement leurs couleurs.

Cet amendement a été voté par les groupes : Front de Gauche & Alternatifs, PRG-MUP, EE-LV, FDG PCF GUAC, MRC, NC

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En séance » Séances plénières » 7 & 8 avril 2011, Non classé, En séance » Questions orales
Le 10 avril 2011

Le groupe Front de Gauche & Alternatifs a interpelé le Président de la Région sur la précarité et la souffrance au travail qui touchent le personnel régional au moment où doit se mettre en oeuvre le protocole de résorption de la précarité négocié entre le gouvernement et les syndicats :

Le Premier avril a été ratifié le protocole d’accord permettant de titulariser une partie des précaires de la Fonction publique.

Grâce à la pugnacité des organisations syndicales, le texte a connu des avancées qui offrent à certains salariés de réelles avancées et leur permettent de s’extraire de la précarité.

Cependant, nous ne sommes pas dupes. Nous connaissons la stratégie mise en place par le gouvernement de mise à sac des services publics, pilier de la République française, via les privatisations successives et la mise en place de la RGPP.  Celle-ci a conduit à la suppression de milliers de postes de fonctionnaires et à l’impossibilité d’embaucher sur les postes vacants. Elle conduit le plus souvent à embaucher des précaires pour assumer les missions. Transformer ces emplois en CDI ensuite conduit donc de manière détournée à faire du recrutement privé direct sur des emplois publics et par ce biais à nier l’accession à la fonction publique par le concours.

En attaquant sévèrement le statut des fonctionnaires, la dernière salve est donc donnée : faire croire à la population que le service public peut être rendu par des salariés qui ne sont pas des fonctionnaires. Le groupe Front de Gauche & Alternatifs rappelle que le statut des fonctionnaires garantit une neutralité des services rendus, la progression de carrière comme la rémunération des fonctionnaires étant l’unique condition pour que tous les citoyens soient traités de façon égale. Les critères ne sauraient être le rendement, le profit, le chiffre, bref le triptyque infernal des libéraux.

Notre groupe rappelle son attachement à la déprécarisation du monde du travail et la titularisation des 850.000 précaires de la Fonction publique afin que chaque salarié, délivré de l’épée de Damoclès du contrat précaire puisse avoir sa vie en main et définir son propre destin.

Dans ce contexte, la Région Ile-de-France doit être exemplaire dans son application du protocole.

Pour que cela soit possible, il est impératif de dresser un bilan précis et chiffré du nombre et de la situation de l’ensemble des contractuels et vacataires de la Région Ile-de-France.

De même, pour que la mise en œuvre puisse se faire dans des conditions les plus satisfaisantes, il est indispensable de décréter un moratoire sur le non-renouvellement des contrats. Ainsi, la Région doit s’engager à renouveler le contrat de tous ses précaires jusqu’à la mise en application de la loi.

Enfin, il faut que la Région s’engage à réexaminer la situation de tous les précaires dont les contrats se sont terminés entre le 1er janvier et le 31 mars.

Outre l’application de ce protocole, les bilans sociaux concernant le personnel régional laissent transparaitre une souffrance au travail, notamment pour les personnels techniques des lycées, qui se manifeste par une augmentation du nombre d’arrêts maladies de longue durée.

Pour les agents du siège, les derniers audits subodorent une souffrance au travail, qui certes prend des formes différentes mais qui ne peut nous laisser indifférent.

Face à de tels enjeux :

-        réussir l’application du protocole pour en finir avec le précariat du personnel de la Région

-        s’engager pour garantir de bonnes conditions de travail à l’ensemble des salariés de la Région

ne pensez-vous pas Monsieur le Président, qu’il pourrait être utile de mettre en œuvre une commission ad hoc, en vertu de l’article 5.2 du règlement intérieur ?

Cette commission pourrait avoir pour mandat de mener un audit sur les conditions de travail au Conseil régional et de veiller à la bonne application du protocole, la précarité étant une source majeure de la souffrance au travail. Ce travail compléterait utilement celui des cabinets d’audit en management qui, bien souvent ne prennent en compte que la rentabilité immédiate. Or, nous savons bien que de bonnes conditions de travail sont une condition indispensable à l’efficience des services.

 

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En séance » Séances plénières » 7 & 8 avril 2011, Les dossiers de la Région
Le 10 avril 2011

La droite a mené une attaque sans précédent contre les structures d’accueil d’âge préscolaire avec le décret Morano qui déqualifie les personnels et autorise une forte diminution du nombre d’adultes par enfant. Cette baisse de la qualité des accueils préscolaires accompagne l’inclusion de la petite enfance dans les activités ouvertes à la concurrence par la directive européenne « Services ».

Cette politique s’exprime notamment par la création expérimentale de 8000 places de jardins d’éveil d’ici 2012 pour les enfants de deux à trois ans, prévoyant un taux d’encadrement d’un adulte pour 8 à 12 enfants au lieu d’un pour 8 enfants du même âge actuellement pratiqué dans les crèches.

Ce dispositif vise à la remise en cause du service public d’éducation qu’est l’école maternelle puisque gratuite et laïque.  Chaque mesure en creux (remise en cause du droit à la scolarisation dès 2 ans), a sa
proposition en plein (création des jardins d’éveils) sauf que ceux ci sont payant pour les parents, font appel à des personnels peu qualifiés et grand avantage supplémentaire, tout le monde peut  en créer un et notamment les établissements scolaires privés.

Lors de la révision de la politique sociale de la Région Ile-de-France, le groupe Front de Gauche & Alternatifs (élus du Parti de Gauche et des alternatifs) a obtenu une majorité de votes favorable sur son amendement visant à exclure les jardins d’éveil des aides régionales en direction des structures d’accueil collectif des jeunes enfants.

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En séance » Séances plénières » 7 & 8 avril 2011, Les dossiers de la Région » Démocratie et citoyenneté, Les dossiers de la Région » Aménagement » Transports
Le 10 avril 2011

Le Groupe Front de gauche & Alernatifs a voté contre la généralisation de la vidéosurveillance dans le réseau de transport francilien.

La vidéosurveillance de l’espace public constitue une atteinte à la vie privée et aux libertés publiques. Elle entrave la liberté de déplacement inscrite dans la déclaration des droits de l’homme. Ainsi le recours à ces caméras est particulièrement démagogique et favorise l’idée que tout citoyen est potentiellement dangereux et doit être surveillé.

Mais surtout elle constitue une illusion car il s’agit d’un équipement coûteux et inefficace en matière de sécurité, comme le démontrent toutes les études menées. Trois caméras équivalent en effet au coût d’un agent : les premières peuvent filmer une agression, le second intervenir pour l’empêcher ou tout au moins réduire sa dangerosité.

Le groupe Front de Gauche & Alternatifs rappelle son attachement au développement de la présence humaine dans les gares, seule garantie d’une réelle prévention, d’une réelle sécurité et du mieux vivre ensemble.

 

En séance » Séances plénières » 7 & 8 avril 2011

Le groupe Front de Gauche & Alternatifs a déposé 14 amendements pour la séance plénière des 7 & 8 avril 2011.

CR_07-11 Pour une politique régionale de développement de l’apprentissage durable et équitable (investissement, fonctionnement des CFA, primes aux employeurs d’apprentis)

Amendement CR n°12

Amendement CR n°13

Amendement CR n°11

Amendement CR n°10

 

CR_19-11 Convention cadre de partenariat entre la région Ile-de-France et les pôles de recherche et d’enseignement supérieur franciliens

Amendement CR n°5

 

CR_20-11 Politique énergie climat-lancement de l’appel à projet « réhabilitation durable 2″

Amendement CR n°6

Amendement CR n°3

 

CR_23-11 La politique sociale régionale

Amendement n°1

Amendement CR n°17

Amendement CR n°16

Amendement CR n°14

Amendement CR n°18

Amendement CR n°15

 

CR_24-11 Soutien aux musiques actuelles et amplifiées

Amendement CR n°9

Amendement CR n°8

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