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Jean-François Pellissier a défendu la position du groupe Front de Gauche & Alternatifs sur les questions de citoyenneté et de vie associative :
Notre groupe a obtenu une augmentation du budget de la vie associative pour étudier la mise en place d’un conseil des résidents étrangers et une augmentation du budget des dispositifs de lutte contre les discriminations.
Les Présidents des groupes « Front de Gauche et Alternatifs » et « PRG – MUP » au Conseil régional Ile-de-France dénoncent le choix d’une association proche de l’Opus Dei pour réaliser des « ateliers d’organisation familiale » par le maire de Sartrouville, Pierre FOND.
Ils rappellent que les actions d’accompagnement des publics fragilisés et de développement personnel, sont le terrain privilégié des mouvements religieux intégristes tels que l’Opus Dei.
Les ateliers proposés par l’association « Atout Famille », financés par la mairie de Sartrouville, rentrent pleinement dans ce cadre. Il s’agit de proposer des cours sur la manière d’organiser les tâches quotidiennes réalisées à son domicile, pour que « vivre chez soi redevienne un plaisir ».
En subventionnant une association dont des membres de l’équipe dirigeante revendiquent leur appartenance à l’Opus Dei, pour s’immiscer dans le quotidien des familles de son territoire, le maire de Sartrouville a commis une entrave à la laïcité et manqué aux obligations de neutralité des pouvoirs publics.
Les groupes « Front de Gauche et Alternatifs » et « PRG – MUP » apportent donc leur soutien aux élus locaux de Sartrouville qui militent pour le respect de la laïcité et une utilisation plus efficace des fonds publics destinés aux familles en difficulté.
Pascale LE NEOUANNIC, présidente du groupe Front de Gauche et Alternatifs
Eddie AIT, président groupe PRG – MUP
Curieux de savoir à quoi pouvait ressembler un échange entre le Préfet de Police et une assemblée d’élus régionaux. En effet la convention signée entre l’Etat et la Région Ile de France spécifie que le préfet de police doit venir rendre compte tous les ans de son action devant l’assemblée régionale. Or cette visite était une grande première. Depuis la signature de cette convention c’est seulement la seconde fois que le Préfet nous fait l’ »honneur » de nous rendre visite.
Quant à l’échange il n’y en pas vraiment eu, chaque groupe faisant soit son petit compliment (ce fut le cas de l’orateur UMP) soit ses critiques que le Préfet balaya d’un revers de la main persuadé d’avoir la science infuse. Pourtant le bilan n’est pas glorieux, jamais les violences contre les personnes n’ont autant augmenté, jamais les rapports entre la police et les citoyens n’ont été aussi mauvais, jamais les conditions de travail des agents de la force publique ne se sont autant détériorées, malaise qui se comptabilise sordidement au fil du nombre de suicide.
Aucune réponse donc a l’absence répétée du Préfet de police depuis plusieurs années. Aucune réponse à la réduction drastique du nombre de policiers alors que ces baisses d’effectifs contribuent à un gaspillage d’argent public puisque la région est contrainte de payer pour la construction de commissariats sous dotés chroniquement en personnel.
Vidéo surveillance un regard sélectif ! L’étude que vient de publier l’Institut d’Aménagement et d’urbanisme (IAU) aurait pu être l’occasion d’un débat sur la vidéo surveillance. Portant sur le travail des opérateurs municipaux de vidéosurveillance, celle-ci montre que la vidéo surveillance est très coûteuse et d’efficacité très limitée. L’illusion technologique élude le plus souvent le facteur humain. Nombre de faits délictueux échappent au regard des opérateurs, diminuant d’autant les possibilités de réponse immédiate par les services de police. La démultiplication du regard sur l’espace public ne se traduit pas par une augmentation du nombre de flagrants délits (qui sont de l’ordre de l’exceptionnel) et d’arrestations.
Mais surtout, les opérateurs exercent une discrimination, bien souvent inconsciente (« cibler les bons clients »), qui est d’autant plus forte qu’aucune formation sur les comportements suspects ne leur est délivrée. Parmi la profusion d’informations apparaissant sur les écrans, ils sont amenés à faire des choix des personnes qu’ils ciblent avec les caméras. Ce ciblage, forme de tri social de la population présente sur l’espace public, est moins fondé sur les comportements suspects d’individus que sur leur âge (selon une représentation négative et homogénéisante des « jeunes », notamment de ceux qu’ils estiment faire partie des quartiers populaires) et leur « apparence », en particulier vestimentaire, comme en fonction de stéréotypes négatifs relatifs à certaines catégories de population. Cette discrimination spontanée conduit à une inégale exposition des individus à ce dispositif de surveillance qui organise un traitement différencié contraire à l’égalité républicaine. Cette étude montre que l’efficacité de la vidéosurveillance est fortement limitée par des facteurs techniques et humains. Pourquoi s’obstiner alors à faire de la vidéosurveillance un des pivots de la lutte contre la délinquance.
Un avenant à la convention avec le ministère de l’Intérieur qui pose beaucoup de questions. Dans le prolongement de la visite du Préfet cette délibération prévoit que la Région continue de financer, en lieu et place de l’Etat, la construction de commissariats… Pourquoi devrions nous continuer à financer des politiques qui ne relèvent pas de nos compétences alors que nous faisons des économies dans des secteurs comme l’éducation, la formation, les transports… Pourquoi faire en lieu et place de ceux qui ont vidé les caisses de l’Etat pour faire des cadeaux aux plus riches ? Pourquoi prolonger une convention sans obtenir le règlement de la dette -d’un milliard Euros- des transferts de compétences non compensés ? Et pourquoi financer la construction du commissariat du Raincy, alors que le maire de cette ville met un point d’honneur à refuser d’appliquer la loi SRU ? Devons nous accompagner le projet sécuritaire de cette droite populaire et sécuritaire qui s’appuie sur la peur de l’autre mêlé de la recherche de l’entre soi ? Notre groupe a voté contre, certainement pas par laxisme, mais parce que nous considérons que l’on doit rompre avec la politique « sécuritaire » de Sarkozy a creusé les inégalités sans faire reculer la délinquance.
Les élus des groupes PRG-MUP et Front de Gauche au Conseil régional Ile-de-France, se félicitent chaleureusement de l’avancée des principes laïques intervenue lors de la commission permanente du 7 juillet 2011.
Comme à leur habitude depuis plusieurs années, ils proposaient l’adoption d’un amendement excluant du soutien aux médias locaux une association prosélyte.
Le média « Radio Protestante » sollicitait en effet un soutien pour la troisième année consécutive à hauteur de 15 000 €. 75 000€ avaient déjà été attribués les trois années précédentes à cette structure dont l’objet social est « d’annoncer l’Evangile de Jésus-Christ dans la fidélité aux principes de la Réforme ; faire connaître et partager la vie et les activités des Eglises, Unions d’Eglises, Institutions, Œuvres et Mouvements, membres de la Fédération Protestante de France, spécialement ceux présents dans la région parisienne »
Pour la première fois, l’amendement a obtenu une majorité. Seuls les groupes PS et FdG-PC s’y sont opposés, le groupe EELV s’est abstenu et les 5 autres groupes de l’assemblée ont voté favorablement l’amendement.
Eddie Aït et Pascale Le Néouannic précisent « C’est la preuve que notre combat quotidien pour la promotion de la laïcité est utile et doit être poursuivi. Il y a encore beaucoup à faire, mais c’est une belle victoire.»
Le Groupe Front de gauche & Alernatifs a voté contre la généralisation de la vidéosurveillance dans le réseau de transport francilien.
La vidéosurveillance de l’espace public constitue une atteinte à la vie privée et aux libertés publiques. Elle entrave la liberté de déplacement inscrite dans la déclaration des droits de l’homme. Ainsi le recours à ces caméras est particulièrement démagogique et favorise l’idée que tout citoyen est potentiellement dangereux et doit être surveillé.
Mais surtout elle constitue une illusion car il s’agit d’un équipement coûteux et inefficace en matière de sécurité, comme le démontrent toutes les études menées. Trois caméras équivalent en effet au coût d’un agent : les premières peuvent filmer une agression, le second intervenir pour l’empêcher ou tout au moins réduire sa dangerosité.
Le groupe Front de Gauche & Alternatifs rappelle son attachement au développement de la présence humaine dans les gares, seule garantie d’une réelle prévention, d’une réelle sécurité et du mieux vivre ensemble.
En rejetant la question prioritaire de constitutionnalité à propos du mariage de deux personnes de même sexe, le Conseil Constitutionnel referme pour un moment la possibilité de faire avancer le droit français sur ce sujet. En indiquant, « Le droit de mener une vie familiale normale n’implique pas le droit de se marier pour les couples de même sexe. », le Conseil fait perdurer la discrimination entre couples et maintient aussi une inégalité entre citoyens. En quoi cette discrimination entre couples hétérosexuels et homosexuels ressort-elle de l’intérêt général invoqué dans la décision ? Avancer cette affirmation revient à préempter un débat futur qui pourra s’appuyer sur cette rédaction pour continuer à s’arc-bouter sur un rejet passéiste. La seule audace que le Conseil s’est permis consiste à reconnaître que rien dans la Constitution n’interdit cette reconnaissance. Le Parti de Gauche réaffirme la nécessité de l’égalité des droits entre couples et donc le droit au mariage pour les couples de même sexe.
Martine Billard, députée de Paris, co-présidente du Parti de Gauche, Pascale Le Néouannic, présidente du groupe Front de gauche & Alternatifs, co-responsable de la commission LGBTI Jean-Charles Lallemand co-responsable de la commission LGBTI
Samedi 15 janvier, plusieurs milliers de personnes ont manifesté pour réclamer le retrait du projet de loi LOPPSI 2. Pascale Le Néouannic, présidente du groupe Front de Gauche & Alternatifs était présente.
11e loi sécuritaire depuis 2002, la «loi d’orientation et de programmation pour la performance de la sécurité intérieure» dite LOPPSI 2 est un véritable fourre-tout législatif !
Elle constitue une remise en cause des droits fondamentaux et une atteinte aux libertés individuelles. Elle préfigure la mise en place d’un régime sécuritaire nous éloignant chaque jour du fonctionnement normal d’une démocratie apaisée.
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Il est aujourd’hui indispensable de réduire la publicité dans l’espace public. Il est inadmissible que les millions de franciliens qui empruntent les transports en commun chaque jour soient considérés uniquement comme des consommateurs et soient ainsi matraqués par des dizaines d’images publicitaires.
De nombreuses collectivités à travers le monde ont pris de telles décisions. Le Vermont, le Maine, Hawaii et l’Alaska ont interdit les panneaux publicitaires dans l’espace public, tout comme 1300 municipalités. En Europe, la ville norvégienne de Bergen a fait de même, et d’autres restreignent sévèrement l’affichage.
Pour autant, Sao Paulo est la première grande ville à les bannir totalement. L’arrêté « ville propre » interdit également la pub sur les taxis et les autobus, et réglemente rigoureusement les enseignes des magasins. Sao Paulo est désormais une ville sans publicité, et nombreux sont ceux qui, dans cette métropole de 11 millions d’habitants, la jugent plus belle ainsi. Devant cette réussite, Rio de Janeiro, Brasilia, Porto Alegre, et même Buenos Aires, capitale de l’Argentine voisine, envisagent à leur tour des mesures visant à restreindre ou interdire la publicité extérieure. La Région Ile-de-France doit s’inscrire dans ce mouvement visant à libérer la ville de la publicité et être la première région d’Europe à prendre une telle décision.
De plus, l’appel au consumérisme sans limite n’a pas sa place dans un service de transport en commun de qualité. D’autant plus que la publicité contribue régulièrement à distiller des valeurs individualistes ou sexistes.
Metrobus, société qui vient de voir son contrat renouvelé avec la RATP, a récemment choisi d’aller encore plus loin dans l’agression publicitaire en installant des panneaux à Affichage à cristaux liquides (ACL) dans lesquels sont intégrés des capteurs qui permettent de mesurer le nombre de personnes qui passent devant la publicité et quelle partie est la plus regardée. Ces panneaux ACL constituent une véritable attaque contre les libertés individuelles, que la Région doit condamner et elle doit agir pour stopper leur installation.
Notre groupe a déposé un amendement pour que la Région se dote des moyens financiers pour lancer une étude permettant de mettre en œuvre la suppression de la publicité dans les plus brefs délais et ainsi de garantir la tranquillité et le respect de la vie privée de l’ensemble des voyageurs. François Delapierre le défend en séance :
Cet amendement a été voté sous une forme légèrement modifiée par l’Assemblée. L’étude portera sur le développement de la publicité commerciale et l’agression publicitaire. Nous serons vigilant quant à sa mise en oeuvre.
Lors du débat sur le budget « citoyenneté », le groupe Front de Gauche & Alternatifs, par la voix de Jean-François Pellissier, a rappelé son attachement à la démocratie active et à la nécessité de continuer et d’amplifier les initiatives mises en place lors de la précédente mandature.
Tribune publiée sur le site Mediapart
Secrétaires nationales du Parti de gauche, la conseillère de Paris Danielle Simonnet et la conseillère régionale d’Île-de-France Pascale Le Néouannic s’insurgent contre les nouveaux panneaux numériques qui ornent depuis peu les couloirs du métro parisien, jugés «antidémocratiques, liberticides, non écologiques et nuisibles à la santé!»