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La première catastrophe écologique, c’est le capitalisme ! Cette formule pourrait faire sourire si il n’y avait pas eu en quelques mois la catastrophe écologique sans précédent du golfe du Mexique et ses millions de tonnes de polluants (pétrole mais aussi produits censés lutter contre la pollution elle-même)… Évidemment on parle de cette catastrophe là pour parfois mieux oublier celles de même nature qui ravage l’écosystème au large des côtes africaines. Et puis tout récemment c’est la Hongrie, tout proche de nous qui nous rappelle que la course aux profits immédiat a pour résultats des catastrophes qui vont encore une fois être payées par nous tous
Pour être écologiques donc, nous devons porter au niveau régional un mode de développement en rupture avec le productivisme et le «consommer toujours plus». Aux critères de la rentabilité immédiate, il faut substituer l’efficacité sociale dans la production de biens et de services utiles au développement humain. L’eau, l’énergie, la santé, l’éducation, le climat sont des biens communs de l’humanité. Nous ne voulons pas du capitalisme vert. A cela nous opposons une vision associant exigence sociale et impératif écologique, en programmant les reconversions nécessaires : la planification écologique et démocratique.
Pascale Le Néouannic s’exprime au nom du groupe sur la nécessité d’une relance par la consommation pour permettre le développement des PME-PMI face aux politiques austéritaires européennes :
A l’occasion du débat budgétaire, le groupe Front de gauche & Alternatifs a réaffirmé son combat en faveur de la transformation sociale et de la conversion écologique du développement économique de l’Île-de-France. Il a notamment obtenu un engagement ferme de l’exécutif régional sur la mise en place dès 2012 d’une critérisation ambitieuse (« Haute Qualité Sociale ») permettant de conditionner l’attribution des subventions régionales aux entreprises privées.
Lire le texte de l’intervention générale de Pascale Le Néouannic.
Le groupe Front de gauche & Alternatifs a réitéré son refus de la financiarisation de l’économie et ses voeux de refonte totale des institutions bancaires, à travers la défense d’un amendement invitant la Région à ne pas renouveler sa cotisation à l’association Paris EUROPLACE, engagée dans le soutien à la place financière de Paris dans sa concurrence avec celle de Londres.
Fidèle à son engagement en faveur de la gauche par l’exemple, il a également obtenu la création d’une nouvelle ligne budgétaire de soutien au développement de monnaies solidaires locales.
Il est aussi intervenu en séance pour défendre le secteur de l’Économie sociale et solidaire, et notamment pour encourager le soutien régional à la reprise d’entreprises par les salariés sous forme de sociétés coopératives (SCOP ou SCIC). Il a ainsi réaffirmé sa volonté d’oeuvrer en faveur de la relocalisation des productions.
La deuxième journée de la séance consacrée au vote du budget régional 2012 du Conseil Régional d’Île-de-France a été l’occasion, pour le groupe Front de gauche & Alternatifs, de porter le flambeau de la lutte contre la marchandisation des services publics. Depuis le début de la mandature, notre groupe défend le principe de l’arrêt des financements régionaux en faveur des services privés concurrents du service public.
Le canal Seine-Nord Europe :
Notre amendement exigeant la remise à plat du dispositif de financement du Canal Seine-Nord Europe, pour en finir avec le recours aux Partenariats Public-Privé dans le champ de la construction publique, a donné l’occasion à la majorité régionale d’affirmer son rejet unanime des PPP.
L’école de la République :
Mais l’exécutif régional, concernant l’enseignement secondaire, a persévéré dans l’erreur. En refusant de supprimer les subventions facultatives attribuées à l’enseignement privé, Jean-Paul Huchon a entériné un arbitrage budgétaire qui se traduit par une baisse de 60 millions d’euros des crédits de paiement en investissement pour les lycées publics, et par une augmentation de 20 millions d’euros des crédits attribués en fonctionnement aux lycées privés.
Nous regrettons le rejet de nos amendements qui proposaient entre autre de mettre fin aux financements non obligatoires du fait de la loi accordés à l’enseignement privé, comme autant de privilèges. Seuls les élus du Parti de Gauche et des Alternatifs, ainsi que ceux du PRG-MUP, les ont voté.
C’est une nouvelle occasion manquée par notre assemblée d’exprimer enfin clairement son opposition à la mise en concurrence organisée par le gouvernement UMP entre l’école publique, gratuite et laïque, et l’enseignement privé.
A l’occasion de la discussion sur la stratégie du tourisme et des loisirs, Eric Coquerel a rappelé la conception du groupe Front de Gauche & Alternatifs en la matière : ne pas se satisfaire que Paris demeure la capitale du tourisme mondialisé, mais faire de notre Région un modèle du droit aux vacances pour tous.
En juin 1936, la victoire électorale du Front Populaire, soutenue par les luttes des travailleurs dans la rue et dans les usines, permet d’arracher au patronat des acquis sociaux historiques : la semaine de 40h, les premiers congés payés notamment. C’est le droit aux vacances qui est ainsi affirmé pour la première fois. Tandis que la droite et l’extrême droite dénonçaient l’«esprit de jouissance » et le « ministère de la paresse », la majorité de gauche affirmait le droit au repos et aux vacances comme un droit au sens plein du terme, et ce, au même titre que les droits au travail, au logement, à l’éducation ou à la santé. Ces combats ont payé, puisque ce droit aux vacances, et cette reconnaissance d’un temps hors travail nécessaire à l’émancipation humaine, ont été renforcés depuis avec l’allongement des congés payés et la réduction du temps de travail. Le droit aux vacances est d’ailleurs inscrit depuis 1998 comme un droit du citoyen dans la loi contre les exclusions. C’est à ce droit notamment que le gouvernement, héraut du « travailler plus pour gagner plus », s’attaque, lorsqu’il entreprend la destruction concertée du droit à la retraite et des différents acquis sociaux qui ont permis d’étendre l’accès aux vacances pour le plus grand nombre, ou lorsqu’il revient sur la dynamique historique de réduction du temps de travail. Cela bien sûr tout en se réclamant cyniquement du programme du CNR…
Dans ce contexte, nous regrettons que cet aspect ne soit pas suffisamment explicite dans ce rapport. Demeurer la première destination touristique mondiale ne saurait constituer un objectif politique en soi. Il s’agit plutôt pour notre région de montrer l’exemple en termes de création d’emplois à long terme, et de promouvoir une véritable politique sociale du droit aux vacances pour tous.
La stratégie régionale pour 2011-1016 insiste sur le tourisme comme créateur d’emploi et de richesse, avec plus de 600 000 emplois liés au tourisme en Île-de-France. Or, comme d’autres collègues des forces politiques de gauche l’ont rappelé, un nombre important de ces emplois sont précaires, saisonniers, épuisants ; la Région doit donc veiller à la valorisation, à la pérennité et à la qualité de ces emplois. Nous serons donc vigilants sur ce dossier, qui doit constituer un terrain d’application privilégié des réflexions du groupe de travail Haute Qualité Sociale, menées dans le cadre des États Généraux pour la Conversion Écologique et Sociale.
Mais notre groupe regrette aussi que la stratégie régionale pour 2011-2016 soit prioritairement focalisée sur la promotion de Paris-Île-de-France comme première destination touristique mondiale, et ne fasse qu’une allusion lapidaire au grand nombre de Franciliens qui ne peuvent tout simplement pas partir en vacances. La Région n’a pas vocation à s’adresser uniquement aux touristes riches venus de l’étranger. Si la question des emplois créés par ce secteur est à prendre en considération de façon centrale, aujourd’hui ce sont quand même 47% des Français qui ne partent pas en vacances ; près de 70% dans certaines villes d’Île-de-France. La Région se doit donc de contribuer au développement du secteur du tourisme associatif à vocation sociale, pour replacer les Franciliens au cœur de son projet de développement touristique.
La Région, avec la mise en place du dispositif « départ en vacances » en 2006, a déjà fait un pas vers l’accès des plus modestes aux loisirs et aux vacances ; mais cette question doit devenir un axe fort de la politique régionale. L’effort en faveur des plus défavorisés doit être amplifié et non pas simplement évoqué, comme c’est le cas dans ce rapport cadre.
C’est pourquoi le groupe Front de Gauche et Alternatifs a déposé et cosigné des amendements sur cette thématique qui lui est chère, et restera attentif à la réponse de l’exécutif avant de se prononcer sur ce rapport.
Lors d’une délibération sur le développement économique de la région Ile-de-France, François Delapierre, au nom du Front de Gauche a défendu un amendement pour supprimer les aides incitatives au statut d’auto entrepreneur.
L’intervention de François Delapierre :
Un an après le lancement des Etats Généraux de la conversion écologique et sociale, la communication présentée en séance a permis à Audrey Galland d’exprimer la position de notre groupe. Reconnaissons que nous doutons quelque peu de l’émergence d’une « génération spontanée ». Difficile de penser que face à l’urgence écologique, il suffirait de s’en remettre à « la bonne volonté » de ceux là même qui n’ont pour boussole que l’augmentation sans fin des profits pour une poignée au détriment de l’intérêt général et du bien commun. Difficile de compter sur les représentants zélés du système capitaliste et à cette société d’hyper-consommation pour penser un modèle de développement basée sur la sobriété. Nous espérons cependant que le groupe de travail « haute qualité sociale » puisse très prochainement proposer des conditionnalités sociales et écologiques afin que la modulation des aides ne se limite pas aux collectivités locales alors que les financements aux entreprises doivent eux aussi être interrogés pour leur manque d’efficacité.
« La proposition d’États généraux de la conversion écologique et sociale avait été soumise au vote du Conseil régional il y a un an, et nous nous étions alors abstenus. Tout en partageant les préoccupations des socialistes et d’Europe Écologie, nous considérions que ce texte n’était pas à la hauteur des défis imposés par l’urgence écologique et sociale, et que nous ne pouvions nous satisfaire d’un tel coup de canon à blanc, sans normes fortes, sans calendrier clair, sans moyens.
Au moment de dresser un premier bilan, force est de constater que l’histoire nous donne raison, et qu’il ne s’est tout simplement rien passé sur des dossiers pourtant essentiels. Le miracle de la génération spontanée d’une « conversion écologique et solidaire » sans rupture avec le productivisme et les logiques capitalistes n’a pas eu lieu. Mais nous le savions d’avance : ce n’est pas avec des débats, des ateliers, des préconisations et des propositions consensuelles qui ne s’imposent ni aux partenaires de la Région, ni aux politiques régionales elles-mêmes, qu’on fabrique de la rupture.
Nous le disions il y a un an : il est illusoire de croire pouvoir s’appuyer sur la « bonne volonté » d’acteurs dont les intérêts particuliers sont opposés à l’intérêt général. C’est pourquoi notre groupe avait proposé que le dispositif des États généraux s’intègre dans un processus plus global de planification sociale et écologique régionale, où l’affirmation de principes forts serait solidaire de la mise en place de dispositifs concrets ambitieux. Cette proposition était la déclinaison régionale de la proposition de loi du groupe Gauche démocrate et républicaine de l’Assemblée Nationale déposé en 2009. Ce projet de loi avait été soutenu et voté par les élus socialistes, communistes, verts et du Parti de Gauche. Au contraire à la Région Ile-de-France, notre proposition avait été rejetée par les groupes socialistes et Europe Ecologie-Les Verts.
La Région, sur ces sujets décisifs que sont la réduction de notre empreinte écologique, le développement d’un modèle de développement à haute qualité sociale, et la diminution des inégalités sociales et territoriales, nous semble, à notre immense regret, se contenter d’effets d’annonce, et d’un surplace attentiste qui nous paraît, vue l’urgence et l’ampleur des problèmes en jeu, dramatique et irresponsable. C’est pourquoi nous regrettons d’avoir encore à manger le pain noir de ce fantôme de projet politique ; en espérant que la prochaine communication débouche enfin sur une action volontariste d’envergure. Nous espérons que le lancement du groupe de travail « Haute Qualité Sociale » permette d’apporter un début de réponse aux attentes des salariés de Novartis en Ile-de-France. En effet, les groupes de la majorité ont reçu l’intersyndicale francilienne de Novartis au printemps 2010. A l’issue de cette réunion, compte tenu de l’importance politique du sujet (à la confluence des questions de santé, de délocalisation et de pollutions induites, de destruction d’emplois par la 2nde entreprise française faisant des profits boursiers, d’échelle des salaires, pour ce citer que ces points là) les groupes de la majorité avaient alors estimé nécessaire et utile de faire entrer dans les travaux des Etats généraux ce problématique complexe. Depuis, malgré des courier de nore groupe demandant où nous en sommes de cet engagement, nous n’avons plus aucun élément. Ad minima, et à court terme, la région pourrait avancer sur l’un des multiples cas du plan de restructuration de Novartis. La Région avait alloué une subvention à une start up rachetée par Novartis qui a organisé la liquidation et le licenciement des salariés. L’argent public a donc servi à enrichir les actionnaires au détriment des salariés, producteurs de la richesse réelle. Cette situation, n’est malheureusement pas isolée. C’est pourquoi les élus du Groupe Front de Gauche & Alternatifs seront attentifs à ce que les décisions prises permette que l’aide publique soit toujours subordonnée au respect strict de l’intérêt général, soumises à des conditionnalités sociale et écologiques qui feront en sorte que la Région ne soit plus jamais le dupe consentant d’entreprises voyous. »
Lors de l’adoption de la stratégie régionale de développement économique, François Delapierre a développé la vision de la situation économique actuelle du groupe Front de Gauche & Altenatifs ainsi que les orientations que nous préconisons pour un développement économique écologique et social :
Axe majeur de notre campagne lors des élections régionales, présent en filigrane tout au long de notre « Manifeste PG régionales » pour « prolonger dans les politiques régionales le contenu des propositions de lois dites Bouclier Social », notre groupe s’est exprimé à maintes reprises pour la mise à plat des critères d’attributions des aides et subventions régionales !
Infatigablement donc nous exigeons que soient interrogés les dispositifs actuels : Collectivités locales comme entreprises, universités, CFA, recherche comme apprentissage, tous doivent être mis au même régime« écologie & social ». Et pas question de faire « fromage ou dessert » ! Les urgences sociales et écologiques sont inséparables.
Lire la suite sur le blog de Pascale Le Néouannic
Depuis plusieurs mois, les salariés de Sodexo luttent dans de nombreux pays pour une amélioration de leur condition de travail et le respect de leurs droits.
En effet, Sodexo, qui cultive l’image d’une société modèle en France, se livre dans les autres pays à une politique scandaleuse envers ses employés : non paiement des heures supplémentaires ou des congés, conditions de travail dangereuses, licenciement des salariés souhaitant se syndiquer, voir même parlant trop souvent avec des représentants syndicaux…
Cette lutte se développe en Colombie, en république Dominicaine, mais aussi aux Etats-Unis où les grèves se multiplient.
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