legalisation cannabis

En ce qui concerne la légalisation du cannabis, on peut distinguer plusieurs groupes. Il y a les partisans qui font du zèle et de la propagande, puis il y a les opposants farouchement décidés à empêcher toute légalisation que celle-ci soit partielle ou totale, enfin une dernière catégorie est formée par les pragmatiques qui voient dans la légalisation un moyen de remédier à l’échec du système de prohibition qui a été celui de la France depuis une cinquantaine d’années. Pour les membres de cette dernière catégorie, un avantage financier indéniable est avancé comme argument pour soutenir leur opinion.

En effet, depuis une cinquantaine d’années, donc, la France a énormément investi dans un système de répression dont l’inefficacité n’est plus à prouver. Une légalisation viendrait annuler un grand poste de dépenses de l’état. Si l’on considère que demander un certain niveau de qualité pourrait aller de pair avec un certificat attribué, moyennant finances, par l’État, il y a là assurer de quoi renflouer quelque peu les caisses du trésor. Une véritable manne fiscale potentielle et un contrôle accru de l’État. Rien que du bénéfice. Par ailleurs, on pourrait mettre en place une « autorité administrative indépendante » ce qui, d’autre part, créerait un bon nombre d’emploi.

D’une autre perspective, la légalisation du cannabis avec un usage contrôlé permettrait aussi de lutter contre une partie de la délinquance lié à la consommation du cannabis. Ce dernier n’est pas plus sinon moins nocif que l’alcool, mais du fait de sa prohibition, il engrange un grand nombre de délits. La légalisation pourrait porter un coup au crime organisé, car l’interdiction est loin d’avoir toujours d’effet sur la demande qui est prise en charge par des groupes criminels. Tout le monde sait que la phénoménale carrière d’Al Capone a été pour une grande partie favorisée par la prohibition. Dans les pays où la vente et la consommation de cannabis est dépénalisée, le nombre de délits a sensiblement diminué. C’est le cas pour l’Allemagne, les Pays-Bas, le Danemark, l’Espagne, le Royaume-Uni, le Portugal, la Suisse et l’Uruguay. Toutefois, ces pays n’ont pas instauré un monopole d’État comme celui pour le tabac.

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Reste la grande question de savoir s’il faut dépénaliser ou carrément légaliser la vente et la consommation du cannabis. Pour les consommateurs récréatifs, cela ne fait aucun doute : il faut légaliser totalement la consommation et la vente du cannabis. En effet, comment consommer si la vente est interdite ? Bien que de plus en plus de consommateurs assurent une production dédié à leur propre usage, il est impossible pour beaucoup d’autres de le faire en raison de leur situation et ces derniers sont dépendants de fournisseurs. Ce serait donc une mauvaise décision que de légaliser la consommation sans légaliser la vente. Par ailleurs, le même argument est valable si la consommation est dépénalisée mais la vente reste prohibée.

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Un argument important pour la légalisation du cannabis reste la possibilité de son usage à titre thérapeutique. La loi ne distingue pas la consommation du cannabis à des fins thérapeutiques de son usage récréatif ce que de nombreuses associations de malades et de médecins voudraient voir apparaître. Une légalisation de la consommation du cannabis remédierait à ce problème.

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